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roiy mais saulemenl pourvoir les flammes de TEcna j excuse dont le mordant cynique ne fut pas la dope. Il bat convenir , tonlefous , que Platon n*ottblia point en Sicile, lorsqa-il y revint à la prière da roi , qu'il était philosophe y et qn'il dit de dores vérités à Denis ; mais pourquoi n'avait-il pas jugé d'avance , comme le fit Heraclite , que c'était peine perdue que de donner au princes des leçons de sagesse ?
Note 97 , page 959. — On a prétendu que Platon était jaloux de Démocrite , par la même raison qui a fiiit dire que Botleau l'était de La Fontaine ; mais Dacier a assez bien prouvé que Platon ne connaissait point Démocrite I et n'avait pu, par conséquj^nt , le nommer dans ses ouvrages. Alors celle ignorance de Platon serait une grande preuve de la modestie de Démocrite. ( Regnard, dans son DémoerUe amoMrmê», se permet des plaisanteries sur le régime de ce grand homme : c'était alors sans malice, et la pièce a cessé d'être jouée ; mais il n'est pas douteux que la circonstance actuelle ne lui donne un piquant qui la fera bienlAt reparaître sur la scène. )
NiOê 98, page 960. — Ses premiers disciples n'en abusèrent pas ; ils vivaient comme lui des mets les plus communs. Voici, à cet égard ^ les propres expressions de Diogène-Laêrte : . . . Ad iUum undique eanveniebant ^ ae unà eum illo in hario vivebanê, ui ait étions ApoUodorue parro Dioele$... fllœ viliêêimieet eimpUeiêeimiê eibis vixieee.
Cicéron observe que les épicuriens , quoic^u'indif-
DU QUATRliMB DISCOURS. 379
fërens à Tégard des dieux , remplissaient néanmoins tous leurs devoirs envers les hommes ; à quoi cet orateur , qui ne goûtait |k)int , comme on Ta vu , le système d'Épicnre , ajoute qu'ils agissaient mieux qu'ils ne parlaient i fait important que je suis bien aise d'enregistrer ici , et qui prouve que le régime est au-dessus de tout , même de la religion ; c'est^À-dire , qu'il est la véritable religion , ou sa base indispensable.
Note M, page 263. — Il est digne de remarque que de tous les peuples de l'Europe ^ le plus cruel est absolument insensible à l'harmonie des sons ; on pourrait ajouter aussi à celle des couleurs ^ je veux dire à la peinture, où il y a plus que des couleurs. Il l'est encore aux parfoms y non moins qu'un autre peuple dont Finsensibilité est passée en proverbe. Tout le monde connaît la passion insensée des Hollandais pour les tulipes , belles , mais inodores. Or , on peut goûter la beauté des fonnes dans ce qui n'est pas susceptible d'antre chose , comme une colonne ; mais rechercher si vivement cette beauté dans les fleurs , avec l'abstraction de leurs ' pariîims , c'est se passionner pour un beau corps qui n'a point d'âme; c'est faire voir qu'on n'en a pas soi-même, et ce n'est pas le climat qu'il faut en accuser.
( Les Italiens^ en général , n'aiment point les parfums ; c'est par l'efiet d'une excitation trop forte , par dépravation , si je l'ose dire. )
Les Japonais , peuple frugivore , ainsi que je l'ai
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déjà remarqué , donnant 2|0il0 fr. de notre monnaie pour un rossignol distingué par sa voix. Ce prix est j à peu de chose près , le pendant de celai des tulipes.
NoU 30 y page 26&. — Thaiysie vient du mot grec 0«V>( f germe ; de là le nom de Thafysienné$ donné aux fêtes de Gérés.
Naiê lit page ^^^* — ^^ ^ prétendu» de nos jours y que ce n'était point un tonneau y mais une jarre , par la raison que les tonneaux , tels que nous les connaissons , n'existaient pas à cette éçaque. Mais était-il si difficile à Diogène d'inventer une maison portative de bois , au moyen de laqpielle , en la fidsant rouler » ce qu'il n'aurait pu avec une jarre , il s'établissait à son gré dans les divers quartiers d'Athènes , comme s'il eût voulu par là prendre possession de toute la ville? Le tronc d'un vieux platane , creusé par le temps et élargi à sa mesure , aiurait pu lui rendre ce service. Mais , soit jarre , soit tonneau, que d'événemens remarquables antour! Diogène d'abord, puis Alexandre et sa suite, Alexandre prêt à conquérir l'Asie , et qui vent tout ou rien, qui serait Diogène s'il n'était Alexandre! le grave aréopage tout entier, enfin les enfans, image de cette foule entièrement dépourvue de sens, et qui se moque toujours de ee qu'elle est hors d'état de comprendre.
Noté 32 , page 270. — Phocion , qui était renfermé dans les devoirs stricts de l'homme , avait ,
DU QUATRIÈME BISGOUBS. 381
pour cette raison , une éloquence plus vraie que celle de Dëmosthènes. On connaît le mot fameux de ce dernier au sujet de Phocion : • Voila la hache de mes discours qui se lève !»
Noie 3 3 , page 270. — Ad aquam dicehaij scribe^ bai, cœnalai, ( De Fita Soph. in M$ch. j lib. i. ) Note Zk y page 270. — Nous apprenons de Cicéron lui-même qu'il était sobre : il se donne la qualité de minime edasp j et déclare qu'il est ennemi des soupers somptueux. (Episi. xxm, Papiri Pœto.) Il est vrai qu'il fait quelquefois ailleurs Tépicurien , et qu'il dit qu'il n'est plus le mémo que Von rassasiait avec des confitures. Les vertus de Gicéron n'étant pas très- robustes , devaient être sujettes à iaiblir. D les reprit dans ce court intervalle qui sépara la chute de César de l'élévation d'Octave , et ce fut alors qu'il composa ces nombreux ouvrages qui font les délices de l'univers ; il les composa avec tant de rapidité , qu'on ne peut douter qu'il n'eût la prévision de sa mort prochaine. Toutefois, il faut croire qu'il n'eut point celle du genre de cette mort , c'est-à-dire de ce qui la suivit, et qu'il ne pensa jamais qu'il reparaîtrait sur la tribune aux harangues comme il y reparut par l'ordre d'Antoine. 0 curas hominum,!.,..
Note 35 , page 273. — Il n'est pas permis de s'exprimer ainsi sur Tacite , sans justifier ce qu'on avance. Or , n'est-il pas évident que Tacite , après avoir fait entendre que Sénèque avait conseillé te
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meurtre d'Agrippine^ ne demi atoir que da mépris, et le mépris le plus profond pour on tel personnage ? Voyez cependant avec qnelle pompe , quelle adiniration il décrit ses derniers momens ! Sénèqne , pendant qae sa mort était résolue , parcoarait ses maisons de campagne, allant de Tune à Tautre, ainsi qn*nn amateur , dans un parterre. Ta de fleur en fleur , et sans y ajouter ni plus ni moins d'Loqportance. C'est dans une de ces maisons que le centurion lui apporte Tordre de mourir. Sénèqoe reçoit celte nouvelle avec un visage serein ; et , sans inveotiver contre Néron , sans le nommer seulement , il demande un bain , et , quand il Ta obtenu , il ordonne qu*on lui ouvre les veines, arrêtant son sang par momens pour dicter les pages les plus éloquentes qu'il ait écrites , mais qui , malheureusement , ne sont point parvenues jusqu'à nous. Enfin, il consacre les dernières gouttes de ce sang précieux «à Jupiter-Libérateur.... La mort de Sénéque, telle qu'elle est rapportée par Tacite, est, après celle de Socrate , celle qui honore le plus l'humanité. Ce n^est point , certes , un tel homme qui peut avoir conseillé à un fils le meurtre de sa mère.
Ajoutons que si les jugemens de Tacite sont quelquefois EauUfr, les^documens sur lesquek il les foode ne le sont guère moins. Son Huioire des Mmwn des Germains aurait suffi pour nous le foire soupçonner, et ce qu*il dit sur les juifs et les chrétiens change ce
DU QUATKIÉm D1SC0VB8. 38S
doute en certitude. Le tort de l'historien est ici d'autant plas grave, qne Titns avait apporté les livres des premiers de Jérusalem à Rome , où ils avaient été déposés . par son ordre , dans la bibliothèque publique » et que les livres des derniers .étaient encore plus répandus. Il n^est pas possible de mieux tourner le dos aux vériiables sources ; mais , en revanche , il ne n^lige point de prêter l'oreille aux contes populaires, et d'«n Caire Fomement de ses livres; témoins, la femme qui accouche d'un serpent, l'oiseau étranger qui annonce la mort d'Othon, etc. Ce dernier trait l'avait même frappé à tel point, qu'il lui inspira subitement l'intérêt le plus vif pour un homme qui , à la vérité , mourait noblement , mais qui avait été l'ami et le compagnon de Néron, et qui , de son aveu , devait recommencer son règne« Quelle que soit l'indignation de Tacite contre les monstres dont il écrit l'histpire , il est sûr qu'il avait l'âme cruelle. En vain chercherait-on à l'excuser, en disant qu'il était rondin. Son and Pline le Jeune n'a rien offert de semblable ; aussi préféré-^je de beaucoup , quoiqu'il soit chargé de moins de gloire , celui qui , dépeignant l'amitié réciproque d'un dapphin et d'un enfant, se joint à eux pour partager leur bonheur , à celui qui ne peut décrire un massacre sans exhaler une joie de vautour.
Note 36 , foge 289. — Descartes ne refuse point le sentiment aux bêtes, c'eAt été trop contraire à l'expérience \ mais il le fait dépendre uniquement
384 NOT1BS
de rknpression reçue par les organes , sans action ott réaction de la pensée ; oe qm ëquirant aa moc machine, dont je me sois servi, etqniest d*aillenrs le terme consacré. L'école ,de Desoarles se distingue sortent par le défaut de jugement , et Ton ne voit pas qa'elle ait beaoconp grossi son esprit de cdni qn'elle enlevé aux bétes , sans donte parce qnll ne peut y avoir ni esprit ni jugement là oà la Tenté manque. Geax-4à avaient Tun et l'autre, qui voyaient dans les animant tout juste ce qui y est, des corps animés comme celui de l'homme , seulement avec des facultés inférieures, et qu'ils divisaient, d's^rès leur manière d'être , eajumenia, en armenta, etc., c'est-à-dire en esprits qui labourent , en eafirits qui sont mis au joug *. Plus les hommes softt loin des animaux , plus ils sont portés à irâr accorder les qualités que les autres leur refasent pour des raisons opposées. Il ne but en excepter que oe qui est produit par l'excès du spiritualisme, oncore même y aurait-il quelque chose à dire à cet égard. Certes , l'évêque qui , après la mort de Duguesclia , bénit les chevaux de ce grand capitaine, dans l'é^ glise même où il officiait, en ajoutant à cette béné-, diction l'imposition des mains, ne regardait point ces animaux comme des machines.
* Las anciens cuteBdaient par mens, la partie humaniede Teq^iit , ceqni le r^t; en un mot ,1e jugement , comme Faprime, par oppositiOD, an moyen del'a privatif des Grecs, le mot amens , qui veut dire insensé, hors de raison.
DU QUATftlÉHE DISCOUBS. 385
if Oie 97 fjpage 289. — Je oe trace point ici Thistoire de l'esprit humain. Celte histoire , tout inté* ressante et philosophique qu'elle serait y alongerait trop cet ouvrage, dont la prolixité^sera y sans doute , le principal défaut. Je remarquerai cependant que cette Croyance , que l'homme n^ aucun droit sur la vie des animaux , a été amenée, par le simple raisonnement , chez les trois hommes de ces temps modernes qui ont exercé le plus dlnflnenee sur les idées f savoir y Bacon , Gassendi et Locke ; mais que Gessendi , en fortiiant les prepvesirationnelles de ceUes du septiment y a donné un esprit de vie à ce qui y dans les deux premiers y n'aurait été y peuttire, qu'une semence froide et inerte, quoique portant avec elle tous les principes de Cécoudation.
NoU Z$y pojfê 189.' — Bemier, conmi par ses nqrages dans tlnde , Test apssi par quelques pamphlets d'une spirituelle ironie qu'il composa contre la. philosophie d'Arislote , soit seul , soit en société avec Boileau et Hacine ;^ mais ses succès ne tour* Aèrent qu'au proie de la philosophie de Descartes , et non point de celle de Gassendi , comme c'était «on inlentioii.
Noie S9 , page 290. — La bonté de Molière n'a été en défout q|ie dans une seule circonstance , c'est lorsqu'il a achevé, quoiqu'en vers àdmôrahles , deux auteurs que Boileau avait couchés par terre ; ce qui était .peu généreux. Que s'il avait voulu par là faire
sa cour au grand prévôt dé la littëraiare , oa verra avec plaisir qall n'y a point réussi , témoîiis ces deux vers :
Dans ce sac ridicule où Scapio s^envéloppe , Je ue reconoab plus l'auteur da Misanthrope*
Ainsi , au jugement dé Boilean , Molière aoraii été Gotin , au moins une fois. Au demeurant, le grand critique se trompe dans un peui-êtrê qui se trouve dans la même tirade y Molière étant le talent le plus vrai , le plus* parGsiit qu'ait eu la France , et , sans doute, tout le monde littéraire, quoique, ainsi que Racine, il ait beaucoup pris aux anciens. C'est ainsi qu'en jugent les étrangers. Le savant qui fut chargé de décider la contestation qui s'était élevée entre Leibnitz et NeMrton , au sujet du calcul dilfêrentiel , quoique grand admirateur de ce dernier , avait coutume de dire qu'il aimerait mieux être M(^ lière que Newton.
NoU &0 , page 290. — L'influence de Port-Royal était telle , que le médecin même de cette maison la subit ; et non-seulement Hecquet se mit au i^;inie des herbes , mais il fit encore un livre pour prouver que la viande était la plus grande ennemie du corps humain.
Noie ki , page 290. — On sait que La Fontaine mettait quelquefois ses bas à Teuvers , et ^u'un jour, après avoir conversé avec un jeune homme aimable «t instruit , il fut bien aise d'apprendre que ce jeune
BÙ jE^tJATBIÉMB DISCOURS. 387
homme était son fils. Oo sait aussi que Corneille^ quand il était question de marier ses filles^ rea-^ voyait les prétendans à sa feiume, disant quti ue se mêlait point des affiûres de ménage. Le pnUîo a beaucoup gagné à ce que ces. deux gprands génies fussent ainsi absorbés par. leurs idées , mais eux y ont perdu : Thomme n'est point fait pour être tout entier à- une seule chose.
Noté 42, page 393. — Dans un autre ouvrage , Bacine plaisante , avec la supériorité de l'esprit «ur la boidiomie , au sujet de saint François d*As* sises I qui, par eharUé , donnait aux animaux le nom de frère :
Fuisses y s^écriait^l , mou frère le mouton ; MoQ frère, dans œ bois, psiasex en âssnraooe. Celui gui mefàrma vous donna la naissance. BéaissoDs-le tous deux ; vous, cigale , ma sœur , ' Par vos sons édatans, chantez le Créateur.
J*avertis, toutefois, que la plaiMiterie manque son but , lorsque , ainsi que dans ces vers , on pourrait , sans beaucoup d'efforts , la prendre au pied de la lettre»
Noie /i3, pagfi 39ft, — Dira-t-on .qne Bossuet aurait été arré^ par celte même raison &ifnpQui' UlUé qui détermina son jugement dans cette fameuse contestation dom ie9 Mcurimêt des SainU forent le sujet? Mais quelle dtSërence ! Il est sûr que le mysticisme de Fénélon était hors de la portée
38S imM
do peaple , et que mente il 4i*aiirail pu élre compris q«e par deux on iroi^ îâAîviikft dés classes sapériftunes » tandis ijnlei e*esi tout le toéxmrt » pu»* que In grande masse du peafde «M <« i^ratlfne b doctriae en qaesiioti.) ee qai est dë|à une graade avance poor la lui fiiit^e cemprendre ; et qae cens qri se comportent aniremelit , qaoiqne très^ntaeos par leur rang et leur fortune , soM , comparativement aux autres pour le- noAd)re, ft petue perceptibles.
Nôiê A&, pajé 806. -^n avait commencé par en gKsser quel<^e chose dans sa Ntmoelle Hebntê. Voici ce qu'il dit à cet égard de Julie : « Quoique • sensuelle dans ses repas, elle n'aime ni la viande,
> ni les ragoikis; d'exceltens légumes, les crafc, la » crème , les fruits , voilà sa nourriture oiNlinaire ;
> et , sans le poisson , qu^elle aime aussi beaucoup , » elle serait une véritable pythagoricienne». (TomeA, lettrp 10,)
Et euoor« : « J'Iivitis pttk un fusil pour tirer des » besolets (oiseau ifsà n'^t pas bM à nmut^er); » mats elle me fit boniei de tuer 4e& aai)iia>irx 4 pane
> perte , et pour le seul plaisir de faire du mal ». Et puis , au parâgro^etiui «ait :. • >
« Noua passlmes une hetin^ ou deux à pdohéT) à é cinq cents pas du itmgOv La jpOebë dfi hoane ; à maïs k Pexc^xion d'une Aruiïe , iqAi atàit fe^ia un » coup d'avinen , Julie fit mut rejeter 4 Teai. €e ^sont, dit^Ue, des animaux fui- «euAeut ^ déli-
DU QUATBliMB DISGOURS. 389
» vroDs-les I Jouîa«ops du plaisir qu'ils auront d'être
• échappés au péril. Cette opératiop se fit lenteiaiént, » à contre^oaur y ooq sans quelques représentatietos , f et je vis ais^eot que uqs geua aumieut mieux
• goûté le poisson qu'ils avaient pris que la morale
• qui lui sauvait la vie • .
Il y a beawoapde goit dans ces divers passages » parce qu'il y a boanoovp de convenance , c'esNHiire , de vérité relative. Rousseau y aurait mauqué s'il eût fait sa Julie enti^ement pythagoricienne ; la couleur eût été trop tranchée i et , è moins d'être chef de secte, on ne peut s'exposer au ridieule* Le coiq} d'aviron du dernier niorceau est surtout admira* blement choisi.
Voici comment il parle de lui-même dans ses Confênûms : • Qui décrira , qui sentira le charme » de ces repas composés pour tous mets d'un quar^
• tier de gros pain , de, quelques cerises , d'un petit » mopoea« de fromi^i et d'un demi-septier de vin » que nous buvions .à nous den ! Amitié » confiance , » iotimîté , doQceor d*àme , que vos assaisoouemeos
• sont délicieux! »
Plus tardf Dossaplt le surprit maiigeant nvec plai-» sir une côtelette de mouton. Rousseau s'eu àperçui y il en eut honte , il rougit jusqu'au- blanc des yeux»
N'aie US , page iSû9. —Que sait^n 7 les grands
/ auteurs sont modaites , les petits sont présompaieul.
Gicéroo » qui a fait un très-beaa plaidoyer en £ivear
j espérait que ce grand poète lui
390 KOTE»
rimmorlâUté en retour ; et il est arrÎTé que ce n*esê qoe par CîcéroD que noos coonaissons Archîas. II n*j aurait donc rien d'Unpossible à ce que M. de B*** ne se crAt tout au moins Tégalxde Fauteur A* Emile. Un éerivain qui n*est pas sans mérite « mais qui rap» pelle trop la fable de la Grenouille qui se croit aussi grosse que le Bœuf, Marmontel, s'acharnait aussi sur Rousseau ; sa femme loi dit nanrement : MaiU y nton mnif ton. pourra croire jue o*ê$iFenvie qui vauë fuii parler de la êorie / et Marmoiilel , aussi naif que sa femme , rapporte ces paroles sans remarquer le moins du monde le ridicule de la supposition. Je sais bien convaincu qu*il n'aurait point échangé sa Bergère des Alpei pour la Nouvelle HéUnee.
Rousseau a dérobé le feu du ciel; il en a été puni y un vautour lui a dévoré le cœur. Si vous êtes un peux généreux , pardonnez-lui sa gloire , ô vous qui n*aurez jamais rien à démêler avec le vautour !
Noie 46 y paye S10> — On connaît lliist^re d'un vieux ruban dérobé par Rousseau , encore enCamt , pour le donner à une jeune fille qu'il aimait , et que , par un malheureux renversement didées , il accusa de sa faute. Elle était grave , et s'il y eût en chez nous des peines pour l'infirmité morale comme il y en avait à Lacédémone pour l'infirmicé physique , Rousseau aurait été condamné à mort. Mais, quant au résultat , qui doutera que les paroles touchantes sorties de la bouche de la jeune fille à l'ouie de cette accusation , n'aient convaincu de son innocence
BIT QUATBlÉHfE DISCOURS. 391
tous îes aissistans? Cependant Rousseau craignait à tel point 'd'avoir nui à sa réputation j qu'il en versait encore des larmes amères à Tàge de plus do soixante ans. On est profondément afiSigé que , retenu par une mauvaise honte , il n'ait point fait alors un aven qui lui aurait épargné de si lon^ déchiremens ; mais , cet aveu , il Ta fait plus tard. Et quand IVt-il feit? Quand il recevait les hommages -de l'Europe , et que deux peuples , comme dans les temps anciens, lui envoyaient des ambassadeurs pour le siqpplier de leur donner des lois.
Noie &7 y pajê 312. — Le grand ogre qui , lorsqu'il ne pouvait prendre les hommes par l'appât des titres et des honneurs , les prenait par la /aim, eut Chénier et n'eut point Anqnetil. Ce dernier n'atait pour vivreque cinq sols par jour, con^eÉpicure j et comme Origène , qui céda , pour cette somme quotidienne , sa bibliothèque, dont il n'avait phis besoin,' étant lui-même une bibliothèque vivante; mol d'autant plus à sa place ici , qu'il fut créé pour lui. Mais combien Anquetil n'était-il pas heureux avec ses cinq sols ! son âme était pure , et il n'avait que Dieu pour souverain !
Noie &8 , page 312. -^M. Alibert, dans sa Phyiiologie deê Paaionê, a aussi son philosophe pytha^^ goricien. Quelle que soit la force de l'habitude et des préjugés , il faut , quand on possède un esprit histe et élevé , rendre , ne fût-ce qu'un seul instant dans la vie , cet hommage à la vérité.
398 HOTcs
SL"* Otorges Salld, dans son roman de Rodu-^, Maufrai y s'est plu aussi à peindre le aDème caractère. Voici' en qtteh termes : «.... Il ne hai^unt pas » d*aille«r8 la doctrine de Pytbagore, el, dans les » rares entrevues qa*il avait désormais avec son ami , » il Ini disait que, sans croire précisément à la mé- » tempsyoose , et sans se &ûre une loi d'observer le > régime végétal , il éprouvait inveloniatrem^eni un^ » 9ecrèiêj&iê dêpiwvoirêy adonner, et de na^oir
• pbêi ùceasian de voir donner la mari^ ieus Im
• joun f à dêi animaus. innoeené ».
L'ajDtenr > supposé qu'il émette ses idées propres , ne décide point ici la question , il ne fait qu*exprimer un sentifl^ent ; or , ce sentiment , quoique naturel , je le répèle , au cosur de l'hemuie , y est envel^ipé de tant de voiles > qu'il faut une vue très-perçante pour le distinguer. Les expressions que j'ai soulignées font voir avec quelle justesse ce sentiment a été rendu.
Note k9f pofe SIS. — ^Oa a. vu récemment i Paris une jeune Anglaise , fort riche, employer la plus grande partie de sa fortune à acheter au marché ou chez les <nseieurs des animaux vivaas , et leur rendre la liberté. C*était une scène de rind#.
A Venise, le sénat faisait distribuer tous les jours du grain aux pigeons ; et lorsque ce gouvernement a été détruit, le peuple a continué spontanément cette bonne eeuvre. Ne serait^il pas poss9>le qu'en jetant ce grain <m eût répandu , sans s'en douter , la se^ menée de quelques vertus ? ,
DU QUATRIÉMB DISCOURS. 393
NfOê 60 y pofi %i%. — On vient dç foires en Angleterre, nn bill en fiiTenr des chevaux. Il y avait d^à , dans le même paye » des aasociation» poor s'opposer anx maovais triûtemens qu'on exeroe i en général, sur les animaux.
Noté 51 1 fofé 818. «-^Les Polonats s'abstiennent ^e viande trois jours de in semaine. En y joigiiaut le carèmn> les puUre-êêmfi, etc. , on verra que c'esf phis de la mokié de Taillée. Ils auraient été beaucoup > plus loin i ils s'en seraient abstenus entièrement j si le pape lanoeem lY , ponr des raisons faciles àconbor irOir ) tt'bvait bonié.celte abstinence à ce que je viens tle dire» Du reste> elle existe par le fait chez le peui> pie, tlontlaBaorriture habituelle ne se compose que île choux confits dans le vinaigre , tels que le sawer^ iuraut des Allemands. Et voilà coipnaient le régime a dit d'une peuplade tariare, scyie ou sarmaiei la nation la plus noMe de la terrç. Combien donc n'e8t41 peint coupable le prince qui { abusant d\iue victoire qu'il ne doit ^'au kisard^ enlève de vive force les «nfens de ces héros peur effaOer en eux cette ma* ipiifiqne enpminle^ pqnr en faire, eu un mot, des iMinmes qui an ressemblent ! Combien ne laisse^^ pas Nâmi derrière loi !
..V. Au momevi oh je traçais ces ligues, les Polonais recevaient un nourri outrage , Aïoindre , à la vérité , mats d'autant ph» 'vif, qu'il était phis ina^ tendu. Du haut d'vne anbune , qu'an n'aurait pu , dans cet instant , appeler nationale , on « reproché
394 nom
à ces iHastres dâ>n8 d*iin empire qui ne Tit fbm qa*en eux, à ces hommes des Thermopyies , que naos sommes si beorenx de voir circoler parmi noos , CD lem^ a reproché , dis^je , le morcéui de pain <pie la France leur a donné jnsqn'à présent, .en les invitant à le gagner , ainsi que le Eût la majeure partie de leurs hôtes, à la sueur de leur firont.»7e crois pouToir répondre, sans crainte d*étre démenti par un seul , que ces Français qui ont le bonheur de travailler des champs qui leur appartiennent , champs que les autres ont peut-être saurés en perdant les leurs, duhia arva, redoubleraient de travail pour empêcher ces nobles exilés de changer leurs épées en boyaux , diaprés le conseil qui leur en est donné avec tant de délicalesse ; car , indépendamment de tonte antre chose , ils savent tous que le repos de ces guerriers est lé repos d* Achille.
Noté 52, page 319. — Voyons, en passant, ce que Henri IV a iait pour le régime, par forme de compensation, quoique très - indirectement. Lorsqu'on eut apporté des colonies d'Amérique , qu*il avait voulu établir comme lieux de refuge, en cas de malheur, des plantes inconnues en txh rope , il assigna un terrain pour les cultiver ; ce qui donna à Louis XIII l'idée de créer , à Paris , ce Jardin des Plantes devenu sf fameux. Henri IV avait créé celui de Montpellier , qui a servi à multiplier dens le midi de la France le nombre des amis de la pâture. On doit particulièrement à ceti^
DU QUATBIÉME DIS€OCBS. 395
créadon TUluBtre Tonrnefort y qui ^ pins tard , en- Canta |L.ioDé. Le goût de la botanique se répandit alors rapidement en Europe ; il y devint si grand , que , dans le siècle dernier , en Allemagne y il fut frappé une médaille pour constater la végétation extraordinaire d'un arbre 9 comme on Teùt iait pour la conquête d*un vaste pays.
Je dois ajouter cependant une réflexion douloureuse; c'est que ce n'est point dans les maîtres de la science ) proprement dite, qu'il fiiut chercher cet amour de la nature , ou, du moin^, ce qu'il sepble promettre , sans doute à èause de cet inconcevable esprit d'opposition qui gouverne ce monde; et, chose remarquable, cette classe d'houK mes n'a point fourni on seul individu à ma liste! Les plantes, filles du ciel comme les muses ^ ne leur ont rien inspiré. Us ont trop regardé au. fond de leurs corolles. Entre les cinq savans qne le roi de Dannemarck envoya en Orient, dans le siècle dernier y trois s'abstinrent de viande , et purent espérer de revoir leur patrie ; les deux autres périrent. De ce nombre était . le savant botaniste Forskal ; et l'on peut présumer que ce fîit lui qui entraîna son malheureux compagnon dans sa chute.
Note 5^, page 330. — Dira-t-on que ce trait ne prouve point ce que je veux lui faire prouver, par la raison que ^l'on sait bi^ que , dans le malheur, les animaux sont nos seuls amis? Je ré^ pliqqe que^ de tels amis méritent bien , quéme pai:
avaocft f qiidque retour. Aa reste , l*on so trooi* perait si l'on attribuait au malheor cette esoessive soMibilité de la reine d'Angleterre ; eDe ne fat point autre dans la proq>ërité« EHe aurait pu, eonme Louis XVI , oonserrer sa puissance et celle de siMi époux , en disant à propos quelques ejÊmm pUê , et on l'en pressait TireDient \ elle rëpomfit ? « Que me propos^Tous ? Eh ! c*es( moi qvi dois • sertir d'exemple! je dois donner cehii de la » eMmencé oonune de toutes les autres Tertns •. 0 btalité inconcevable ! cette fonune si génëreuse eut pour fils Tassassin de Sidney \
P. S. — Lemontey, dans son Hiêêchredê la Rdy^nee, rapporte une anecdote obscure qui inspirerait des doutes sur la séyérité des mosurs de la veu?e de Charles L* Il ne croit pas à cette anecdote ; mais ion hnpression reste ^ et c'était là , sans doute , ce que roulait l'auteur. Henriette se consolera atee FénétoO) Bekunce» d'Aguesseau, etc., Tauleur que je cite ayant trouvé le moyen d'enlever quelque choM à ces hommes que nous étions aocontumé à considérer comme des modèles achevés de perfectioo. L'espèce humaine se traîne tout eutière dans U boue dans ce beau morceau d'histoire, qra embrasse un espace de plus d'un siècle. C'est un témoignage de plus en faveur de la cause que je soutiens : le système y gagne ; cependant mou àme en est {Mt>fondément attristée.
iVbtoi 6&, paye 321. — .Lysimaque, presséi par
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le seul eftt de la chaleur ; d'une soif tfdenle , donna sa eourrane poar on verre d'eta. Réoem* mène, ptusieurs de bos soldais, ea Africpie, danâ la oBème posidon , se aout frappés de leiirs âmes po«r échapper à des sottffraices iatolënible^ .
Le verre d^eaa de Sidney me nippelie le morc^u de paia demie par le général Wilson i un soldai firaBfais mourant de fiiim, dans la déplorable retraite de Moacow. Ge soldat reçoit ce pain de la main d'nn eanent y auiis il ne le porte point à sa bouche; il meurt de joie en retroayaat rbnmanité qu'il ci*oyait perdu». Oà sont les entrailles des peintres ! Gommenc de pareils traits » je parle snrtout de celui du aoldat , leur oairils échappé ? 0 France, benrease «lère» q«e d'enbas dont ta dsvrais être ^oriepse !
l/ùÊ9 SS I pmg9 39d« — Awren|^Ze|i> ne se nourrissait aariciement ifae de pain d*orge( il poussa sa «arrière an-ddà de cent ans. Cette manière de vivre a été aussi celle des fondateurs de Tislamisme, Mahofliet , Abidieçre ot Omar, et , comme on sait , on ne versait pas non plus pour eux le nseiar cou^ têmr dé f^mpm. Tant le régal d'Omar^ maître de la lerre> consistait à joindre à son j^in d'orge, un peu de sel. Tbamas KpulirJKban , bant dç aix pieds» et d'une ooqpnlenoe proportâoonée à su taille^ ne mait que de quelques .poignées de riz , et se Qonlentait sewvtut de pois «eos, ^fj!%\ portait consr limaient dans Ids poohesr de sa veste;
Je remarque qu'à Rome .on disait des distributions de ce légume an peuple pendant les jeux du cirque , et je répéterai k ce sujet ce que j*ai déjà dit , et que je dirai pent^tre encore , que c'est ce reste de l'esprit de Numa qui a sontena les Romains sur les bords de Tabyme où les nuiait précipités leur férocité, si die n'avait pas été tempérée par leur grandeur. Plaisante grandeur, diiat*on , que celle que donnent les pois chiches ! Mais pas si plaisante , puisqu'elle a gouverné le monde.
Hidalgo , le père de la libeité mexicaine , en marchant au appplice, distribua gatment sur sa route des amandes de cacao qu'il avait dans ses poches. En vivaitr-il uniquement , comme Sha-Nadir, auquel il éuit si opposé pour tout le reste , vivait de pois ? Dans la solitude où je suis je n'ai pu me procurer des renseignemens sur ce siyet; mais si toutes les vertus se tiennent, il n'aura manqué à Hidalgo et à Morelos , pour pratiquer celle-ci , que de la connaître.
Noté 56, page SSO. — Rien ne prouve davantage que la providence n'est plus la même qu^au commencement , et qu'elle a été remplacée ou modifiée par la force des ch(]!$es, ainsi que j'en ai déjà dit quelque mots-, et que je m'en expliquerai plus tard , qu'un fait que me rappelle ce passage : ce fait est que le corbeau a les ailes échancrées comme Taiglé. Cependant la providence, an lies de les ralentir , aurait dû leur donner louie h
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rdphlité possible , puisque la bnctloa du corbeau est de conserver , et non de détruire.
. Noie $7 , page 3S2. — Combien de fois ,
^ à Tombre de ces rochers , ai-je partagé vos repas » champêtres , cpii n'avaient coûté la ;rie à aucun > animal ! Des calebasses pleines de lait , des œub « frais , des gâteaux de riz sur des feuilles de ba-*
• nanier, des corbeilles chargées de patates» de m mangues , d'oranges » de grenades , d'ananas , » offiraient à la fois les mets les plus sains , les » couleurs les plus gaies , et les sucs . les plus
• agréables ».
Quelle différence de cette peinture gracieuse avec celles que présentent, sur le même sujet; d'autres romans auxquels celui-ci a servi visiblement de modèle! On a cru les rendre plus vrais par. ces descriptions , et ils n'ont fait qu'inspirer le dégoût. Ce n'est point ainsi que se comportent les grands écrivains. Tout en se conformant» quant à eux» aux exigences sociales» dans leurs, descriptions de la nature , dans leurs tableaux de la beauté morale » ils ne perdent jamais de vue la première destination de l'homme» ils semblent même se complaire à le retremper dans cette sourqe. Que de m^veilleuses pensées ce sentiment n*a-t*il point inspirées à Milton! Il est vrai qu'il ^ avait dans Milton , ainsi que je l'ai déjà remarqué » un motif de plus.
Noie 58» page 33S. *— Je ne veux point dire
(Mnr là q«a Bemardiii de Saisir-Pierre soit le premier de nos écrivains , ou settleoml qa*il puisse être rangé daps la classe de nos premiers écrivains : non; il n'avait pi le coop d*ieil, ni les ailes da génie; mais U ofirait tout ce qn'an ponnrait in^ giner de grtees dans les baa-felitb de la statue dn dieu ; et €*est \k ce que f ai vopbi dire. Les anciens irisaient un cas infini des grihees ; ils ks connaisssient nienx que nons> parce qu'Hs savaient à qui les nqpponer ; dV»à le proverbe qpi , ehec nous» ne peut avoir le nteie sens , qnH &ns jo» erifier aux Gr&ces. Les anciens ne tpripsiga||ient point à placer Anaciéon à ^é d'Homère.
Noie M , pag9 %ll. -^ On trouve dans les «Smvenirê du professenr Thiëliai^ , tome % , page M , quelque chose 4e par&itement anslognc k «e que Ton vienCfdeKre:
« .... Le comte de <GetovAtn est mort ^encone asseï » jeune ^ à Paris , et de la goutte , dnnt il avaitea » des attaipies dès l'Age de cinq ans. Ce fut peor » préserver ses enfans de eetie craeHe ipaladie » qne » tous les jours , et dès leur naissance , il les aceon-^ • turaa 4 se jeter , aneorttr de ienr lit, dans nn bain « d'«a« froide, 6t|deplus,àiieTivreq«e de tait et '> de légumes. Je ne sais si >par 4à ils 'Ont échi^pé i « la goutte, tnsis il est vrai que je n'ai point vu de •• jenes gens miewL constitués et plus rokusies, eu » même plus adroits à tous les exercices du corps. ^ O'est sur 4es conseils de J.-J. Ro.tts§ean que M. le
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«> comte de Golowkin avait ainsi éteTé ses enfans ».
N^ 60 y paffêJ^M. -^Daas le n&tûy c'est tour différeot ; Fflcreté est dans les plantes en général , ce qui était ttécessaire ponr ifiTÎser , comme avec un instrument tranchant , tes hniears gluantes , pour corriger y en n» mot, la distthèse glairense panScn lière à ces climats y et (pie fat mode tt& bk 4}n*aogmenter , comme éans les pays chands elte favorise la corroption de la bile et dn sang.
JVote 61 y pojfê S^7.* — Voici le pendant de ce tablem y extrait du voyage de ChasleHnx dans l'Amérique septentrionale : Il y «fait dans cette fe«tte
mie êquab (c*est le nom qu'on donne am sauvagesses); die était hideuse , comme elles le sont toutes, et son mari presque stopide». ttobertBOO; dans soo Hinoitêdé tJmérêjue, tome S , livre 4 , en fiiit un portrait scmUiable.
Chastellux ajoute que la cruauté de ce» hommes est telle » qu'il est impossible qne les habiiaes des Etats-Unis oonseftient à les avoir plus long-iemps pour yoisios ; et , en effet , ils en sont le vérkatRe type. Ils sont» je le répète y entre les hommes , ce qu'est le beiquira entre les serpens : fatale empreinte laissée tm Améiiquc» par sa dernière caïastrophe f Puisse le génie de rJËurope, tout défectneax qu'il est encore , effacer ^ mais^ sans injustice et sans violenôe , juscpi'à sa dernière trace !
Noie 62 y pag$ S40. — Duois, le bon Dacis^ prêt à ^ jeter anr je ne sais quel morceau de chair » est