SCÈNE III Les Mêmes, MADAME [VALIN, MAGDELEINE
ÉDOUARD, à part, regardant Magdeleine.
Toujours gentille ?
LES ÉTRENNES D'ÉDOUARD
MADAME VALIN, à son mari.
Magdeleine, mon amie...
OLIVIER, serrant la main de Magdeleine.
Lahôtre alors. Mais à mon tour. (PrésentantÉdouard.) Edouard Montbert.
MAGDELEINE, à part.
Oh!
OLIVIER
Peintre de talent, et un charmant garçon comme vous voyez.
MADAME VALIN, à part.
Lui!
ÉDOUARD
Olivier, c'est trop, je ne mérite pas ..
MADAME VALIN, saluant.
Croyez, monsieur...
OLIVIER
Es-tu souffrante ? tu pâlis...
Un peu de fatigue seulement, Magdeleine et moi nous avons marché très vite.
MAGDELEINE
En effet...
LES ÉTRENNES D'ÉDOUARD
OLIVIER, à part.
C'est étrange ! (Haut.) Je le regrette, car je voulais céder à la manie commune, à tous les ruraux de la terre. Nous aurions visité le petit parc, quand je dis le petit parc, c'est un grand jardin, mais aux environs de Paris..
EDOUARD
Tout prend des proportions énormes!
OLIVIER
Oui, les jardins, les bois, ah ! si j'avais un bois... j'en ferais une forêt ! parce qu'un bois... dans une propriété, voyez-vous! un bois!... songez donc... (a part.)* Je ne sortirai jamais de ce bois-là...
MADAME VALIN
Oh ! plus tard, nous avons le temps... Magdeleine a bien voulu me promettre de rester ici jusqu'à demain.
MAGDELEINE
C'est-à-dire que j'espérais, je pensais... mais ça me sera bien difficile...
OLIVIER, à part.
Elle veut l'éviter, c'est clair, (a Édouard.) Ah ! ça et toi ? nous te gardons aussi, c'est convenu !
EDOUARD
Mon Dieu ! ça me ferait assurément grand plaisir, mais malheureusement, je suis attendu.
LES ÉTRENNES D'EDOUARD
OLIVIER
Oh t les voilà bien, nos parisiens, voir le vert tout une journée c'est trop, même s'ils sont peintres! Et bien, non là, vous ne vous en irez pas ! Nous vous gardons tous les deux, que diable... Ah ! A moins cependant que vous n'ayez peur de vous ennuyer ici... !
EDOUARD
Peux-tu le croire ?
MAGDELEINE, à madame Valin.
Anna sait bien !
OLIVIER
Bravo, c'est entendu, vous restez (a part.) de cette façon, je pourrai peut-être me rendre compte...
MADAME VALIN, à Magdeleine.
Je vais te conduire auprès de tes futurs élèves et t'installer clans la chambre que je t'ai destinée. On a une vue charmante, on aperçoit la Tour-Eiffel.
Oui, oui, le propriétaire me la même fait remarquer. A la campagne, c'est ce qui flatte le plus les parisiens.
MAGDELEINE
On me gâte!
MADAME VALIN, à Edouard.
Vous nous excusez monsieur.;.
LES ÉTRENNES D'ÉDOUARD
ÉDOUARD
Gomment donc, mesdames.
Echange de saluts.
MADAME VALnï, à Magdeleine.
Allons, viens...