‹ The?orie des poutres droites en fer et cimentChapitre 2 sur 53 · PRINCIPES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

PRINCIPES GÉNÉRAUX

tension a été dépassée et le ciment se désagrège d 'une façon imperceptible. Par suite, dans la région médiane, la section de ciment se trouve affaiblie, et cette partie de la pièce fléchit davantage sous la charge. Les bords de la région qui commençait à se désagréger, s'écartent par suite de ce surcroît de flexion et le barreau, qui reste scellé, à droite et à gauche, dans les parties intactes, prend une plus grande tension.

Quand la tension horizontale N augmente ainsi, les charges verticales restant les mêmes, le polygone des résultantes [fig. 3) qui, pendant la première période, avait son sommet à l'infini, au-dessus de CD, voit son sommet, d'abord très élevé, s'abaisser à mesure que croit la tension N.

Grâce à ce surcroit de tension, et malgré l'affaiblissement de la section de ciment, l'équilibre se rétablit.

Ensuite, on augmente la charge; il s'ensuit que, inversement

alors, le sommet du polygone remonte ; £ négatif prend une plus grande valeur absolue. Tout à l'heure la courbe figurative des h, limite de désagrégation, était une ligne telle que AS, passant près du bord intérieur {fig. 4) ; maintenant, le polygone des résultantes ayant remonté, cette limite est une autre courbe telle que A' S' passant en dessous de la première.

Il résulte de laque, de A jusqu'à G, le cime.it est exposé à la désagrégation, puisque cette région est comprise entre les deux branches de la courbe, ainsi que nous le remarquions plus haut; cette désagrégation pourrait remonter dans toute la hauteur de la pièce, et sur toute la largeur AG, s'étendre jusqu'à la branche supérieure ou au bord supérieur CE, si elle n'était arrêtée par un nouvel état d'équilibre.

Si le chargement se fait progressivement, la distance A G sera très petite; en effet, la désagrégation venant à se propager, aussitôt la flexion augmente, et la tension du barreau augmente de son côté ; par le même procédé que nous avons déjà décrit, elle rétablit promptement l'équilibre, avant que la désagrégation ait pu se propager d'une manière sensible. Avec de faibles accroissements progressifs, la variation d'équilibre suit pas à pas la variation de charge.

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Mais si raugiiKMilulioii cliargt! claiL lorlo cl, s(; prodiiisnil Ih-iis- (|iio,niont, récarl pourrait êli'o plus maniIVslo, pnisciu'il faiidrail que d'un S(Mil coup se produisit uu faraud uccroissouiiiul de t(!iisi()ii, résultant d'une llexiou plus sensible (ït, par consAipicnt , d'un plus grand alTaihlissement de la section de ciment.

Lorsque, iîualement, l'équilibre se rétablit, le sommet du polygone qui avait d'abord remonté, par l'augmentation d(^ la, cliarge verticale, est ensuite redescendu par l'augmentation de la tension horizontale. Conjointement se déplace la courbe limite des li. Celle-ci reviendra-t-elle à la position AS primitive; reste-t-elle au-dessus; descend-elle au-dessous? De même, ([ue devient le nouveau polygone des résultantes?

Sur la longueur AG, la désagrégation s'est faite, et elle se propage sur une hauteur qui dépend de l'homogénéité du ciment ou béton, de la plus ou moins grande facilité aux fissures. Cette hauteur peut être plus grande au milieu en A, et diminuer à droite et à gauche, vers les bords G; à l'inverse, les fissures peuvent être plus prolongées sur les côtés. On peut admettre, comme moyenne, que la limite réelle de désagrégation est à peu près horizontale.

En tous cas, l'affaiblissement ainsi produit est réglé, dans son ensemble, par cette condition : la flexion de la partie centrale affaiblie doit produire un écartement des bords GG à partir desquels le barreau reste scellé dans le ciment, tel que cet écartement soit égal à l'allongement subi par le barreau en fer, de G en G. On comprend que cette condition règle la tension du métal capable de rétablir l'équilibre.

A mesure que s'est accrue la charge, la désagrégation s'est propagée sur une hauteur un peu plus grande; elle arrive en D par exemple, point où la tension est au maximum R,. La nouvelle courbe limite des h doit passer précisément au point D; elle ne redescend donc pas jusqu'à la première position; de ce que nous avions remarqué au début [fig. 2), il est facile de conclure que la courbe ainsi remontée correspond à un t plus grand en valeur absolue, et que, par conséquent, le polygone des résultantes est descendu et est plus aplati.

A mesure que la charge s'accroît, la tension du barreau augmente donc, et elle augmente plus vite que ne croît la charge; telle est la conclusion à tirer de ces observation purement géométriques.

Troisième période. — Il vient un moment où le sommet S de la courbe limite des h atteint le point C. Jusqu'ici il n'y avait, pour

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