PRINCIPES GÉNÉRAUX
l'épaisseur 11 du ciment resté intact, qu'une seule valeur utile, l'autre étant négative et n'ayant pas de signification pratique. Cette valeur était fournie par la branche inférieure de la courbe limite des h.
Mais à partir de cette position, deux valeurs positives et utilisables de h se présentent : l'une sur la branche supérieure, l'autre sur la branche inférieure, au moins dans la partie de cette branche qui reste dans les limites du ciment non encore désagrégé.
Ainsi, sur la figure 5, le sommet S étant
descendu au-dessous de C, de S jusqu'à
sj F il n'y a qu'une valeur de h, sur la bran-
T supérieure, puisque la branche infé-
rieure, dans cette région, passe au-dessous de MN, face inférieure de la pièce. Mais sur F E G il y a deux solutions possibles. Qu'en faut-il conclure ? — Que dans F'i^J^- toute la région SFGM, la désagrégation
s'étend sur la largeur MG et pourrait remonter, sans être arrêtée, jusqu'à la limite SF, si de nouvelles conditions d'équilibre n'intervenaient pas.
En réalité elle s'arrête à une ligne plus ou moins régulière, qu'on peut considérer comme à peu près horizontale, qui se place entre MG et SF, et remonte à mesure que la charge augmente ; en même temps elle s'allonge à droite et à gauche, fort peu d'abord, puis plus rapidement sous les fortes charges.
Dans la région FEG, si l'épaisseur du ciment s'arrêtait dans l'intervalle entre FE et EG, la limite serait dépassée, et la désagrégation pourrait remonter jusqu'à FE. Mais en réalité, il n'en est point ainsi : jusqu'à ce moment la désagrégation s'étendait sur une largeur plus petite que MG; le ciment est donc, jusqu'à ce moment, resté intact au-dessous de la branche inférieure GE. Par conséquent la tension y étant inférieure à Ra, le ciment continue à rester intact à partir du plan vertical FG, qui limite la désagrégation.
Quatrième ]}èriode. — Ensuite, sous une charge plus forte encore, la courbe limite des h devient S'E'G', la désagrégation se propage latéralement, la portion de branche E'G' se réduit de plus en plus ; la limite de désagrégation remontant se rapproche de S'E' qui s'abaisse. La compression Rj augmente de plus en plus ; la limite constante de résistance Rj à la tension n'a qu'une valeur de plus en plus faible relativement à celle de la compression.
1'1!I•:SS1(•^S KT MOMKiNTS 1)1': l'I.KXION.
On 80, ranuroche ainsi, de plus on plus, du oas où Ton négliserail loule résistance à la tension, considérant alors le ciment de plus <'n plus évidé à la partie inférieure, comme un arc de maçonnerie, a ioints de claveaux, bandé par un tirant horizontal. ' Il nous reste une dernière remarque à présenter: Si, par suite du déchargement partiel ou total, on revenait en arrière, les poids ou charges repassant par leurs valeurs primitives, on ne repasserait pourtant pas exactement par les phases déjà décrites : le ciment, une fois désagrégé, ne se ressoude pas. Lors donc qu'on diminue les chargea la section affaiblie reste plus mince et plus allongée qu elle n'était primitivement. L^équilibre se rétablit dans des conditions un peu différentes.
C'est ce qui explique pourquoi, dans les expériences ou l on procédait par chargements et déchargements successifs, on ne retrouvait pas chaque fois les mêmes flèches ni la même tension sur le métal ■ des barreaux.
PRESSIONS ET MOMENTS DE FLEXION A l'iNTÉRIEUR DU CIMENT