Pièce principale du vêtement
ranguin frat-aissant).
Salaîri, Sôupraya, vous vous promenez clans un beau costume, vénérable brahme.
SOUPRAYA.
S'abritant derrière une feuille de coeotier.
Que viens-tu faire ici, polisson?
RANGUIN.
ié tieiis te rëîidre les vingt coups de rotin que j'ai reçus ce matin à cause de toi.
S0U*>RAÎÀ.
ÏU oserais frapper un brahme !
RANGUIN.
« Je frapperais Vischnou en personne, s'il me donnait du bâton, puis je t'en donnerai vingt autres polir avoir attiré riia sœui^ Manama soiïs cette tope de cocotiers.
SOUPRAYA.
Tu veux rire, c'est une pariah. j .
RANGUIN.
Eh bien, ne suis-je pas pariah moi-même ?
SOUPRAYA.
Laisse-moi partir, Ranguin , et je te donnerai la plus belle chèvre de mon troupeau.
ranguin, le frappant.
Tiens, reçois ceci en attendant, je n'ai pas de temps à perdre en paroles.
SOUPRAYA.
Ahio! ahio I samy, ahio I ahiol... (Il se sauve et Ranguin le suit en le frappant.)
LES IVROGNES
Quels sont ces cris, nous croyions que Ton n'entendait que des plaintes d'amour sous les topes de cocotiers, demeure des belles filles.
SOUPRAYA.
A moi, à moi, un vil pariah ose frapper un brahme.
LES IVROGNES
Tiens, c'est le vieux Soupraya qui se promène en costume de bain.
SOUPRAYA.
Défendez- moi contre ce pariah.
LES IVROGNES
Ranguin n'est point pariah, il est de caste yadaval*.
RANGUIN.
Je viens de lui rendre les coups qu'il m'a fait recevoir ce matin, et vingt de plus, car il a voulu séduire ma sœur.
LES IVROGNES
Sois heureux, Soupraya, voilà maintenant qu'il t'a rendu ton trésor.
Ils s'éloignent en chantant :
Jeunes filles d'Arouné à la blonde chevelure,
Voici, voici les enfants de la joie.
Préparez vos nattes, couvrez- les de fleurs
Pour les amoureux travaux;
Nous allons faire craquer sous nos embrassements
Vos membres délicats, la douleur augmente
L'attrait du plaisir...
Le brahme profite de leur départ pour s'enfuir.
le cotoual, arrivant.
Qui peut bien causer tout ce bruit, dans ces bosquets, asiles des filles amoureuses?
1. Ranguin laissait croire au brahme qu'il était pariah, pour que l'insulte fût plus grande.
ranguin, caché derrière un arbre.
Siva, c'est toi qui me l'envoies, je jure de verser sur l'autel du Lingam dix copes d'huile parfumée.
LE COTOUAL.
Sans doute, ce sont les jeunes et riches comraoutyg qui viennent achever ici la Sakty-Poudja,
Paraît Maryama avec sa panel le sur la tête.
Quelle est cette belle fille, on dirait une danseuse céleste du paradis d'Indra. . . Où. cours-tu ainsi comme une biche effarouchée ?
' MARYAMA
Il se fait tard et je regaguei ma demeure, ayeo ma pan elle pleine d'eau.
LE C0T0TJAL.
Tes yeux viennent de me décocher la flèche d'amour, Cama 4 loi^jnêine serait épris de ta beauté.
MARYAMA
Cessez de me tenir de pareils discours.