‹ Théâtre à la maison et à la pensionChapitre 12 sur 109 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

MADAME LABARTHE, EUGÉNIE, MAURICE, 8ur le mar.

MAURICE, bas à Eugénie^ qui ^est approchée du mur. —

Eh bien?

EUGÉNIE, de même. — Elle ne vcut pas. J'ai pari 0 de mon mieux, pourtant. Reste là. {.Apart.) Tant

pis, je vais employer l'autre moyen. {Haut.) Ah! Maurice, que me dis-tu? quel malheur!

MAURICE, étonné. Quoi?

EUGÉNIE, bas. — Chut! {Haut.) Grand'mamaii ! grand' maman l

MADAME LABARTHE. Qu'est-Ce que c'cst?

EUGÉNIE. — M. Tilmont vient de se trouver mal. Il est tombé tout de son long sur son canapé; il ne remue pas.

MADAME LABARTHE, se levant. Ah! mOH Dieu!

que dis- tu? Tilmont ! {Elle retombe comme évanouie sur le banc.)

MAURICE a tout vu; il saute du mur, et on l'entend crier dennère lemurà lacantonade. — MoH OUCle ! mOU OUcle !

EUGÉNIE, de son côté, tout effarée. — Catherine ! Catherine ! au secours ! grand'maman est sans connaissance.

CATHERINE, accourant. Qu'est-Ce qu'il y a?

qu'est-ce qu'il y a?

MADAME LABARTHE, revenant à elle. Ce n'est

rien, ce n'est rien ; mais qu'est-ce que tu m'as dit, Eugénie? mon vieil ami Tilmont... Seraitce une attaque d'apoplexie? Il est si gros !

EUGÉNIE. — Non, grand'maman, non. Il s'est trouvé seulement...

MADAME LABARTHE. — Je vcux le voir, laissczmoi aller. Ah ! si cette maudite porte n'était pas

condamnée ! {La porte, violemment poussée de l'autre côtéf cède avec fracas.)

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