‹ Théâtre à la maison et à la pensionChapitre 34 sur 109 · SCÈNE II LUCIE · texte numérisé non relu

SCÈNE II LUCIE

Quel bonheur ! mais quel bonheur d'être un enfant célèbre et d'aller en Amérique ! Dépêchons-nous. Il faut bien des choses quand on

va si loin. {Elle ouvre l'armoire et la commode, et en tire ses effets et ceux de son frère.) Pour Henri , je UC mctS

que du linge, un garçon n'a pas besoin de changer de toilette, le costume qu'il a sur lui est tout ce qu'il faut. Mais, moi, c'est différent, j'ai besoin de toutes mes robes; il faut qu'une demoiselle puisse se faire belle. Elle pUe et empHe ses robes l'une sur l'autre.) Je Ics mettrai daus Cette couverture de voyage; ça les préservera bien. Il faut aussi prendre mes cols, mes rubans...

ef puis mes mouchoirs, et puis mes gants. (£//«

noue les coins de la couverture.) Ça fait Un bien gPOS

paquet. Tant pis, c'est Henri qui le portera.

A présent, il faut un parapluie, et mon parasol, et mon nécessaire. Et puis ma poupée, je ne peux pas laisser ma pauvre poupée. N'est-ce pas, Florine; n'est-ce pas, ma fille, que tu seras bien aise de venir en Amérique? Toi aussi tu seras célèbre , une poupée célèbre ; tu seras la première, quelle gloire! Eh bien, je crois que tout est prêt maintenant; quand Henri sera là, nous n'aurons qu'à partir. Est-ce déjà lui?... Ah! mon Dieu! mademoiselle!...

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