‹ Théâtre à la maison et à la pensionChapitre 44 sur 109 · EMMA, LOUISON · texte numérisé non relu

EMMA, LOUISON

EMMA, comptant. - — Un, dcux, trois, quatre, cinq, six, sept...

LOUISON, posant la main sur le bras d'Emma. — Mademoiselle !

EMMA. Quoi?

LOUISON. — Pendant que M. Justin n'est pas

là, si... [Elle montre l'armoire.)

EMMA, vivement. Oh! DOD.

LouisoN. — On n'en saurait rien.

EMMA. — Oui, mais...

LOUISON. — Voulez-vous?

EMMA. — Ce serait désobéir.

LOUISON. — Vous avez tellement envie devoir...

EMMA. — Oui, si on pouvait sans ouvrir... mais...

LOUISON, insinuante. — Ou peut ouvrir très peu, très peu.

EMMA. — Je sais bien. Et ne jeter qu'un coup d'oeil.

LOUISON. — Et refermer tout de suite. Eh bien ?

EMMA, faiblement. Je n'oSC paS.

LOUISON, diin ton décidé. — VouleZ-VOUS que

j'ouvre? Votre papa ne m'a rien défendu à moi. EMMA. — C'est vrai.

LOUISON, la main sur la clef . — Faut-il?... Qui ne

dit rien consent. {Elle ouvre.) C'est fait, regardez.

EMMA, désappointée. — Ce ne sont que des statuettes.

LOUISON. — Et cette boîte, mademoiselle?

EMMA. — Cette boîte, oui, ça doit être ça qu'on ne veut pas que nous voyions.

LOUISON. — On l'a mise bien haut, mais je

l'aurai tout de même. [Elle monte sur une chaise et atteint la hotte.) Je ne peux pas la soulever, elle est tellement lourde.

EMMA. — Quel dommage!

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