‹ Théâtre à la maison et à la pensionChapitre 82 sur 109 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PIERRE, JACQUES JACQUES. — Tu as entendu?

PIERRE, rêveur. Oui.

JACQUES. — Qu'en penses-tu?

PIERRE, — Je pense... je pense... Tiens, allons à l'école.

JACQUES. ^- Nous arriverons trop tard.

PIERRE. — Je sais bien.

JACQUES. — Nous serons punis.

PIERRE, vivement. — Pas toi ; je dirai que je t'ai entraîné, je prendrai tout sur moi.

JACQUES. — Non ; ça ne serait pas juste. C'est moi qui ai voulu rester ; j'entends partager la punition. {Souriant.) Est-ce qu'cutre camarades tout ne doit pas être commun, les punitions comme les provisions?

PIERRE. — Soit î partage mon pensum si tu veux. J'aurai toujours de plus que toi la colère de mon père. Elle sera rude, car je l'ai iàché bien souvent; mais ça ne fait rien. Mieux vaut ça que de mendier plus tard.

JACQUES. — Allons.

PIERRE. — Allons... Toi, c'est la première fois que tu fais l'école buissonnière, on te pardonnera. Moi c'est la vingtième, peut-être; mais, pour tous deux, c'est la dernière.

JACQUES. — Oh! oui, la dernière.

{La toile tombe.)

PERSONNAGES

ROBERT. — HERMANGE. — MONSIEUR COLSENFT.

Une chambre d'écolier.

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