‹ Théâtre à la maison et à la pensionChapitre 93 sur 109 · EUGÈNE · texte numérisé non relu

EUGÈNE

Et il s'en ira La li ra.

FRÉDÉRIC. — Bon voyage, M. Dumolet !

ROBERT. — Eh! non... Bon voyage, M. Barbaret !

MONSIEUR BARBARET. — Tout ccla me Semble très bien combiné; vous n'oubliez qu'une chose, c'est que votre papa prendra un autre précepteur.

ROBERT, — C'est à craindre.

EUGÈNE. — Nous le supplierons tant qu'il consentira peut-être...

ANNA. — A quoi, puisqu'il n'a plus le temps de s'occuper de nous?

TOUS. — C'est vrai.

FRÉDÉRIC. — Il faudrait... je sais bien ce qu'il faudrait, c'est que quelqu'un de gentil voulût nous donner des leçons.

ROBERT. — Une idée, monsieur... comment vous appelez-vous?

MONSIEUR BARBARET. — Adolphe.

ROBERT. — Eh bien, monsieur Adolphe, puisque VOUS allez demeurer avec nous, est-ce que,

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par amitié pour papa, vous ne pourriez pas nous donner des leçons?

ANNA, d'un ton câlin. — Mon cousln a raisou, monsieur Adolphe. Que feriez-vous toute la journée? vous vous ennuieriez. Faites-nous travailler? Voulez-vous?

MONSIEUR BAHBARET. — Je ue dis pas non.

ROBERT, joyeux. — Il cousent! c'est arrangé, c'est entendu. Quel bonheur!

EUGÈNE. — Courons dire à papa...

MONSIEUR BARBARET. — Doucemeut. Il m'est bien arrivé quelquefois de donner des leçons à des enfants, mais il fallait qu'ils fussent sages.

TOUS, vivement. NoUS le SCrOUS. .

MONSIEUR BARBARET, à Frédéric. Qu'lls nC fé-

pondissent point par bée.

FRÉDÉRIC. — Je m'en garderai bien.

MONSIEUR BARBARET, à Robert. — Je n'aîmerais pas du tout m'entendre dire des bêtises... par ceux mêmes qui sont pleins d'esprit.

ROBERT. — Il n'y a pas de risque.

MONSIEUR BARBARET, à Anna. — J'cnteuds aUSSl

qu'on ne mêle pas tout dans l'histoire et la géographie.

ANNA. — Ne craignez rien, Monsieur.

MONSIEUR BARBARET, à Eugène. — Qu'oU récitC

les fables autrement qu'à la façon des perroquets.

EUGÈNE. — Soyez tranquille.

LE PRÉCEPTEUR, VS

MONSIEUR BARBARET, à Toto. Qu'OQ ne dise

point B pour A.

TOTO. Non, non, je dirai A pour B. {Rire générai.) Je dirai comme il faut. Après, nous jouerons, n'est-ce pas?

MONSIEUR BARBARET. Si VOUS êtCS tOUS si

bien disposés, nous essaierons.

TOUS. — Quel bonheur ! quel bonheur ! il

consent !

Ah ! ah ! ah 1 mais vraiment, Monsieur Adolphe est bon enfant !

ANNA. — Voici papa !

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