‹ ThéâtreChapitre 13 sur 210 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

Que Rome , qu'il perdit , lui doive son salut. Mais si toujours pour nous le sort était contraire, Partageant jusqu'au bout le destin de ton père , Ami, c'est en Romain qu'on nous verrait finir!

LE JEUNE MARIUS

Qui pourrait sur la terre alors nous retenir?

Une patrie éteinte , un repaire de crimes ,

Peuplé de délateurs, de bourreaux, de victimes,

Où l'impur égoïsme , étouffant l'amitié ,

Au fond de tous les cœurs a séché la pitié ;

Où le vulgaire encense un pouvoir qui l'outrage ;

Où le noble craint plus la mort que l'esclavage i\..

Quand au milieu de Rome on cherche Rome en vain ,

Mourir est un bonheur pour quiconque est Romain.

L'univers nous verra vaincre ou mourir ensemble. Marchons sans plus tarder. Qu'à son tour Sylla tremble.

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