SCENE III
MALVINA, OSCAR, GAUL
M AL VI M A
Enfin je vous revois !
GAUL
Oscar !
OSCAR
O trouble extrême !
Déjà vous , Malvina !
MALVINA
Vous revenez bien tard.
o SCAR.
Trop tç>t peut-être !
GAUL
Ami, quel étrange regard !
D'où provient sur ton front cette pâleur mortelle ?
25o OSCAR.
OSCAR
Je ne sais, mon ami, je sens que je chancelle ; Soutiens-moi.
M AL VIN A
Son regard , son trouble , sa douleur , Tout m'instruit , tout m'apprend l'excès de mon malheur.
OSCAR
Rassurez-vous , amis. La fatigue , sans doute , Le chagrin... je ne sais... la longueur de la route, Qui , plus je m'approchais de ces heureux climats , Plus pénible , semblait s'alonger sous mes pas ; Tout m'accable. En vos yeux ne vois-je pas des larmes ? Oh ! combien sur mes maux vous répandez de charmes ! Je ne les ressens plus.
MALVINA
Pourquoi ces vains détours ?
Va, j'en crois ton visage, et non pas tes discours.
OSCAR
Que t'aurait-il appris ?
MALVINA
Ce qu'en vain tu veux taire.
O malheureuse épouse ! ô malheureuse mère ! C'en est donc fait! Dermide...
Eh quoi! serait- il mort?
MALVINA
Tu peux me l'avouer.