ACTE II, SCÈNE V. io
Cinq lustres ont en paix dévoré la patrie. Enrichi de ses biens, de son sang enivré, Aux fureurs de Tarquin fut-il rien de sacré ? Il vit pourtant, il règne; et Rome, qu'il opprime, Semble , pour le punir , attendre encore un crime. Loin de l'attendre , osons venger et prévenir Et nos malheurs passés et nos maux à venir. L'enfer nous le commande , et le ciel nous seconde. La cause des Romains est la cause du monde. Osons déterminer tous ces esprits flottants : Donnons l'exemple à Rome.
BRUTUS, après avoir observé Collatin.
Il n'est pas encor temps.