ACTE I, SCKNE V
M A DAME J O U R D E U I L
Cela se voit tous les jours.
Jamais de la vie... Du reste, si ceci peut vous rassurer, je vais à mou tour vous faire uue confidence : votre fils a dans le cœur une grande et belle affection.
jr A D A M E J o u R D E u I L , très troublée.
Ahl
Qui le met à l'abri de toutes les tentations et de toutes les sottises.
MADAME J o u R D E u I L .
Vous la connaissez?
Oui.
.MADA.ME JOURDEUIL, flîœ hésilatkn.
Est-ce qu'elle est bien jolie ?
Qu'est-ce que ça vous fait ? C'est donc vrai que les mères sont jalouses... Allons! rassurez-vous; ce n'est pas cette femme-là qui essaiera de vous faire du tort dans le cœur de votre enfant.
M A DAME JOURDEUIL
C'est égal ! Tout ce que vous me dites ne me
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tranquillise qu'à dunii. Je sens que mon fils n'est pas heureux, qu'il a quelque chose, enfin. (Jvcr- effusion, en lui prenant les ninins.) Je VOUS en prie, mon ami Pierre, faites-lui dire ce qu'il a. Je sais qu'il est des confidences qu'on ne fait pas h sa mère, mais VOUS, il ne vous cachera rien... Parlez-lui, questionnez-le, regardez bien dans son cœur. Et quand vous saurez ce qui le tourmente...
Q.uand je saurai ce qui le tourmente?
V.\\ bien !... Hh bien !... (Souriant.) Vous viendrez me le dire.
r R A X Q U E V U O L , l'embrassant sur le front.
Sainte mère, va !
LE r L R E JOUR!) i: u I L , en dehors, chantant à pleine voix,
sur l'air île Charles Six.
Guerre aux bourgeois...
MADAME J O U R D E U I L
Chut ! mon mari...
LE 1' É R E J o u R D E u 1 1, , en dehors.
Jamais, jamais en France...
LOUISE, en dehors.
Mais, tais-toi donc, papa ! (La porte s'ouvre.)