‹ ThéâtreChapitre 112 sur 235 · ACTE I, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VI

SCEl^E VI

Les Mêmes, LE PÈRE JOURDEUIL, LOUISE.

Le père csl en vareuse, la léle nue, ses grands cheveux au veut, sa palette et ses pinceaux à la main.

LE PÈRE JOUK DEUIL

Où est-il, ce Franqueyrol ? où est-il ?

FR AN QU EY RC^L , allant au-devant ih lui la main tendue.

Présent.

LH pi£RE JOURDEUIL.

Voyons... voyons... (Il amène Franqueyrol dans le jour

de la fenêtre.) Oh ! superbe, mes enfants, superbe ! Une vraie tète de pirate... (Lui tendant les bras.) Embrassous-nous, ma vieille branche I...

FR ANQ.UEYROL.

Je crois bien 1

LE PÈRE JOURDEUIL, le contemplant.

Est-il beau, est-il campé ! On dirait le grand bonhomme du milieu dans le tableau de Girodet. (En

gesticulant, il envoie sa palette dans les yeux de sa femme.) M. \ DAME JOURDEUIL, doucement.

Pose donc ta palette, mon ami.

224 '•'^ SACRIl-ICK

LE PÈRE JOURDEUIL

Ma palette ?... Tiens ! c'est vrai, en voilà une distraction.

LOUISE, ria:it.

Oh ! une distraction.

MADAME JOURDEUIL, !a liiiiiU par la ■manche. Chut !

l- R A X Q U E V R G I. , au père JounUiiil.

C'est beau, pour un artiste, d'être surpris la palette au poing.

LE PÈRE JOURDEUIL, triomphant.

N'est-ce pas ? (Il puie sa paleHc li ses pinceaux sur h petit poélc.)

LOUISE, has, à sa mère.

Mais, puisque je te dis qu'il est retourné exprès pour la chercher.

MADAME JOURDEUIL

Tiens! tu m'ennuies... va-t'en voir si tes croquettes brûlent. (Lvuise embrasse si'n père en passant et s'en va à la cuisine.)

LE PÈRE JOURDEUIL

Vieux Franqueyrol, va!... quelle bonne surprise. (Lui frappant sur l'épaule.) Y a-t-il longtemps qu'on l'attendait !

MADAME JOURDEUIL

Oh ! oui, il y a longtemps, et c'est une cruauté de l'aire ainsi languir les gens.

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