ACTE II, SCENE III
Vous n'aurez qu'à me faire signe. A revoir. (Saluant le père.) Monsieur...
LE pi; RE JOURDEUIL, saluant.
.Monsieur... (A part.) La bonne tète! (Il n'i.)
M ARC A ROT, li part, se délourmml.
Q.uel type ! (Il sort.)
HENRI
Tu es seul ? et ma mère ? et Louise ?
LE PÈRE JOURDEUIL, regardant la porte.
Ces dames vont arriver, je pense...
HENRI
Vous n'êtes pas venus ensemble ?
LE PÈRE JOURDEUIL
Mais non. Figure-toi que ce matin, pendant le premier déjeuner, voilà qu'on sonne, din ! din ! tout doucement, comme si c'était un pauvre, et nous voyons entrer... Non ! c'est trop comique... Devine qui nous voyons entrer?... Pipette... tu sais... mon
vieux Pipette. (Ici, Pipette, qui croit qu'on l'appelle, entre, et fait quelques pas... C'est un petit homme râpé avec de longs cheveux gris et plats, un chapeau pointu et une loupe de verre, cratide comme un miroir à main, qui lui tombe sur la poitrine en auise de lorgnon. La caricature en petit du père Jourdeuil. Il porte un tableau sous le bras.)
HENRI, sans voir Pipette.
Comment 1 ce voleur L.. il a osé?... (Pipette fait
un demi-tour et se retire discrètement.)
1. 1; r 1; R r. ] o u R D u u I L . Chut!... Il est là... tais-toi... Pauvre homme ! nous l'avons hien mal jugé.
Rapporte-t-il l'argent ?