ACTE II, SCÈNE VI
Pourquoi?
MADAME J O U R I) E U I L
Parce que j'y venais plus souvent, et puis, les jours où je ne venais pas, il y avait mon portrait dans un coin, qui te regardait travailler.
HENRI, à pari.
Allons, bon ! le portrait.
MADAME JOURDEUIL
De celte façon, j'étais toujours près de toi...
HENRI, vix'ement.
Mais je l'ai encore, ton portrait; il est dans ma chambre, au chevet de mon lit, mon petit lit de fer, du temps que j'étais à la maison...
M. \ DAME JOURDEUIL
Ah! c'est gentil; voyons cette chambre. (Elle va à la porte de gauche.)
HENRI, l\urctanl.
(A part.) Diable! (Haut.) Non... n'entre pas... tu ne verrais rien... c'est trop en désordre.
Bah! Qu'est-ce que ça fait? une maman.
Non... je t'en prie.
MADAME JOURDEUIL
Mais, tu plaisantes... (Subitement ) A moins que...
(Bas.) Est-ce qu'il y a quelqu'un là?
Personne... il n'y a que Namoun ! qui est en train de ranger.
MADAME JOURDEUIL
Ah!... Namoun!... (Elh s'éloigne de la porte.) Bien. HENRI.
Daml je ne suis pas tout à fait installé... C'est un fouillis là-dedans. Un autre jour je te la montrerai.
MADAME JOURDEUIL
Oui, oui... c'est cela, un autre jour... Maintenant, adieu, je m'en vais vite.
HENRI
Comment! déjà... Reste encore un peu.
MADAME JOURDEUIL
Non! non !... je ne veux pas te gêner.
Mais tu ne me gênes pas...
MADAME JOURDEUIL
D'ailleurs, ton père doit commencer à s'impatienter... tu ne m'en veux pas trop, n'est-ce pas? d'être venue...
HENRI
T'en vouloir?
MADAME JOURDEUIL
Vois-tu, quand on aime les gens, on est bien aise de savoir comme c'est chez eux. De cette façon,