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ACTE II, TABLEAU III, SCÈNE V

FRANCET MA MAI, l'implorant.

Balthazar, c'est pour l'enfant. .. Pense! je n'ai plus que celui-là.

ROSE

Eh! laissez-le donc partir... Il a pris trop de place à notre feu, ce serviteur-là.

BALTHAZAR

Ah ! l'on a bien raison de dire que mille brebis s.ans un berger ne sont pas un bon troupeau. Ce qui manque depuis longtemps à cette maison, c'est un homme pour la conduire. Il y a des femmes, des enfants, des vieillards ; il manque le maître,

ROSE

Réponds-moi franchement, berger... Crois-tu que l'enfant serait capable de se tuer si nous ne lui donnions pas cette fille?

BALTHAZAR, grave.

Je le crois...

ROSE

Et tu aimerais mieux le voir mourir?...

BALTHAZAR

Cent fois!...

ROSE

Va-t'en, misérable, va-t'en, sorcier de malheur... (Elle s'élance sur lut.)

FRANCET MAMAÏ, s' interposant.

Laissez, laissez. Rose... Balthazar est d'un temps plus dur que le vôtre, où l'on mettait l'honneur par-

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dessus tout. Moi aussi, je date de ce temps-là, mais je n'en suis plus digue. Je vais faire ton compte, tu peux t'en aller, berger.

UA I.TIIAZA R.

Pas encore... Voilà l'enfant qui descend... Je suis curieux de voir comment vous allez vous y prendre pour lui dire cela, Frédéri, Frédéri, ton grand-père veut te parler...

SCE'KE VI Les Mêmes, FRËDBRI.

Tiens! tout le monde est là... Qu'est-ce qui se passe donc? Qu'est-ce que vous avez?

KOSH.

Et toi, malheureux enfant, qu'est-ce que tu as?... Pourquoi es-tu si p.iie, si brûlant? Tenez! grandpère, regardez-le, ce n'est plus que l'ombre de luimême...

FRANCE r M A M A ï .

C'est vrai, qu'il est bien chingé...

FRÉDÉRI, wiirire paie.

Bah! Je suis un brin malade. Mais ce n'est rien, un peu de fièvre, ça passera. (A Francei.) Vous vouliez me parler, grand-père?...

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