‹ ThéâtreChapitre 76 sur 235 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

question! Eh! p.irdiiie? c'est madame, qui joue du piano...

DOMINIQUE

Il paraît que l'on a appris le piano depuis mon départ... On a le temps d'apprendre tant de choses en quatre ans !

M ASC AR AT, à pari.

j'y suis maintenant, ce n'est pas le monsieur de Perpignan qui devait venir pour la pendule, mais c'est sûrement le monsieur de Perpignan qui devait venir pour le piano.

DOMINIQUE

Oh! oh! que veut dire ceci? Mes jambes fléchissent, mon cœur s'en va, c'est à croire... que je... vais me trouver mal. (Il toinbe assis à gauche.)

MASCARAT.

Eh bien! mais... il n'est pas gêné, le monsieur de Perpignan... Hé! Monsieur, si vous ne voulez pas vous faire connaître, vous ne pouvez pas rester plus longtemps ici.

DOMINIQUE

Bravo ! \'oilà qui est bien parlé. Comment t'appelles-tu ?

Je m'appelle... je m'appelle comme mon parrain, et je vous préviens que si vous venez pour chercher de mauvaises raisons aux gens, il y en aura qui sauront vous répondre.

LE l'RliKE AINE

DOMINIQUE

Allons, calnic-tûi, fougueux niomagnaii.1. Voyons, sais-tu où est ton maitre?

MASCARAT.

Mon maitre visite une de ses vignes à quelques pas de la maison, et j'aurai vite fait d'aller le quùrir si je ne suis pas assez fort pour vous pousser dehors à moi tout seul.

DOMINIQUE

Eh bien ! écoute, mon garçon ; tu vas aller tout de suite chercher ton maitre; tu lui diras que quelqu'un... veut lui parler ici-même...

Q.ui, quelqu'un?

\'a toujours, il le verra bien; et pour tout le mauvais sang que tu te fais depuis un moment, voici une belle pièce blanche qui te rassurera sur mes intentions. (Il lui tend un icu.) Allons, prends, de quoi as-tu peur? Elle n'est pas fausse...

MASCAHAT, prcnatit la pitre que lui Iciitl Ditiiiiiiiijui:,

Eh bien 1 là! aussi vrai que je m'appelle Mascarat... du nom de mon parrain.., vous n'avez pas l'air d'un mauvais homme, et je veux bien vous contenter en allant prévenir Monsieur. Seulement... (il va à In porte à rcculom) comme on ne se connaît pas encore très bien, et que, pendant mon absence, vous allez être seul à garder la maison, je m'en vas, avec votre permission, vous enfermer ici jusqu'à mon retour ! (Il sort brusquement et ferme la porte.)

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