‹ ThéâtreChapitre 169 sur 971 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

MARIE, puis M""^ LAMBERT, puis RÉMOND.

BARIE, un peu agitée, réfléchit un moment, puis elle appelle, Thérèse! Thérèse!

Pendant ce temps , on sonne à la porte exte'rleure.

THÉRÈSE, annonçant.

M"e Lambert.

M"e LAMBERT.

Bonjour, mon enfant,

MARIE

Ma bonne amie !

M""^ LAMBERT

Tu as l'air bien agité!

MARIE

Du tout. Edouard, c'est M™* Lambert.

RÉMOND, dit cabinet.

Me voilà.

Il rentre en scène.

MARIE

Est-ce que vous venez passer la journée avec nous?

M""^ LAMBERT

Impossible, tu sais? je suis dans de grandes affaires... Si j'ai un moment ce soir, à la bonne heure.

RÉMOD.

J'ai vu votre notaire hier, comme je vous l'avais promis.

Ji™« LAMBERT.

Merci! tout est terminé, mon pensionnat est vendu, et c'est ce soir que je signe l'acte de cession. Il ne me restera plus, après cela, qu'à me mettre en route pour ma petite ville de Compiègnc.

MARIE

Oh! le plus tard possible.

M""' LAMBERT

A mon âge, ma chère amie, le temps presse, cl on soupire après le repos. Ah ça ! au milieu de tous mes tracas, j'ai trouvé cependant un moment pour venir le voir, cl pour me charger d'un

MAGASIN THEATRAL

message de Gabriclle. Il lui sera impossible de venir ce soir: M. Daubervillc est souffrant, et, comme il donne aujourd'hui même un grand dîner, il ne veut pas ajouter à cette fatigue celle de passer encore une partie de la nuit ; la pauvre enfant est désolée de ne pas assister à ta première soirée. Elle m'a bien chargée de te dire qu'en sortant pour faire diverses emplettes, elle passerait elle-même chez toutes tes camarades de pension, afin de leur rappeler que tu comptes sur elles.

RÉ5I0XD.

JM'ie Dauberville était l'ame de notre petite fête.

M"e LAMBERT, à Marie.

Tu dois avoir une foule de petits préparatifs à terminer... je ne te gêne pas, je suppose.

MARIE

J'ai tout disposé, il ne me reste plus que ma toilette à faire.

RÉMOD.

Et, selon l'habitude, tu attendras le dernier moment. Tiens, si tu étais gentille, tu t'en occuperais tout de suite.

MARIE

Je n'ai pas la robe que j'ai commandée.

M™"= LAMBERT

Ne m'a-t-on pas parlé d'une parure?

RÉMOD.

Justement! tu profiteras de cela pour la montrer à M'^e Lambert.

MARIE

Volontiers... Mais en vérité, je t'assure...

M"^^ LAMBERT

Tu parais toute préoccupée, mon enfant?

MARIE, vivement.

C'est cette petite fête... cette soirée... Je suis à vous.

Elle rentre chez elle.

'V\\VX\VV\W\VV\i\X\V\\\\V'VVVV\Vt\VVVVv\V\VX\Vl\V\\VV\VVVVXVW

Page 1