MARIE, ;)«?.? THÉRÈSE
Marie redescend la scène. l']lle regarde macliinalemenl l'adresse de la lettre ([u'elle tient; puis elle va sonner.
MARIE, rt Thérèse.
Est-ce que personne n'est \cnu voir mon frère aujourd'hui?
THÉRÈSE
Personne, mademoiselle.
MARIE
Vous serez peut-être sortie?
TlIÉRtCSE.
Je n'ai pas bougé d'ici.
MARIE
II m'a semblé que quoiqu'un avait sonné hier au soir, assez tard : avez-vous entendu?
TIlÉRkSE.
J'ai veillé jusiiu'à minuit; mademoiselle s'est trompée, jiersonnc n'est venu.
MARIE
Ah! jecroyai;... [Thérèse sort; Marie pleure fjnclques instaus sans rien dire, puis avec un peu plus de cahne elle ouvre la lettre et dit : ) Personne ! {La parcourant des i/cu.r.) Ah ! ce n'est pas lui ! ce n'est pas lui: il n'y a qu'un Alfred de Heaumont... ils ne le savent donc pas... ils ont mis Alfred!... Alfred'.... ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai!... (Elle s'élance à la table, et écrit quelques lignes qu'elle déchire en s'écriunt:) Non, j'irai I
lillc saisit sou ihafcau cl son sciiali.
THÉRÈSE, annonçant.
Monsieur Dauberville.
MARIE
Ah!