‹ ThéâtreChapitre 255 sur 971 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Les Mêmes, SATURNUS, FLORA.

SATURNUS, à Flora.

Venez! ô ange de... candeur! {A part.) Ciel! du monde !

FLORA

Rigobert !

ftlGOBERT et U DUC.

Flora !

RIGOBEUT.

FLORA

Est-ce bien lui... mon Dieu!

RIGOBERT

Eh! oui... c'est moi!

Elle se précipite dans ses bras, FLORA, à Saturnus.

Imposteur! tu m'avais dit qu'il était mort... 0 mon Rigobertt

RIGOBERT, à part, regardant le Duc.

S'il en trépassait!

SATCRWCS, à part.

Vertubeuf!... Oh! mais il ne l'aura pas... Le prince la lui arrachera.

LE DUC, à part.

Il ne peut vi>Te sans elle.

RIGOBERT, après un silence, s*avança7itvers le Duc.

Monseigneur, raisonnons... Vous savez que le bonheur, c'est la santé, et que ma santé, c'est la vôtre ; vous savez également que je suis condamné à partir le premier... Mon bonheur doit donc vous être plus cher que le vôtre.

LB DCC

C'est juste.

FLORA, à part.

Que signifie ce discours?

SATURNUS.

Je ne devine pas le logogriphe.

LE DUC, s'avançant vers Rigobert et Flora.

Soyez unis !

SATURNUS.

Vertubeuf I

FLORA

Serait-il possible l

RIGOBERT

C'est plus que possible, mon amour !

Il reinbrassc.

SATURNUS, à part.

Ils sont unis pour toujours, et je leur ai servi d'autel... Oh I je bisque profondément!

LB DUC, à part.

Qu'elle est belle 1 mon Dieu !

Il s'assied ot caclii' sa figure avec ses mains. RIGOBERT, au Duc.

Eh bien ! monseigneur, je suis heureux î ma jubilation est à son comble... Oh ! je vivrai cent ans!... Quel avantage pour votre altesse! elle peut compter sur vingt-quatre heures de plus que moi.

FLORA

Le règne d'un prince si bon, si généreux, devrait être éternel.

SATURNUS, à part.

Je comprends le suicide.

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