‹ ThéâtreChapitre 256 sur 971 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, puis LE CHEVALIER DE S41NT- PONS, LE COMTE et LE MAUQUIS.

LE CHEVALIER, à part, en cntrani par le fond. Rigobert na pas eu besoin de mes conseils pour profiter de sa position.

LE COMTE, enlranlpar la gauche, bas au Cheialier. Avez-vous les lettres?

LE CHEVALIER

Voici celle du marquis ; j'ai brûlé la vôtre.

LE COMTE, à part.

Je suis sauvé!

LE MARQUIS, entrant par le fond, bas au Chevalier,

Avez-vous ces lettres ?

Voici celle du comte; j'ai brûlé la vôtre.

LE MARQUIS, à part.

Je suis sauvé!

LE COMTE, à part, regardant le Marquis. Vous serez décapité, mon cher marquis.

LE MARQUIS, à part.

Vous serez décapité, mon cher comte !

Ils s'avancent tous deux, vers le Duc.

RIGOBERT, à part.

Mes deux cauchemars! Oh! je ne les crains plus !

LE COMTE, au Duc.

Monseigneur...

LE MARQUIS, au DuC.

Monseigneur...

LE COMTE, au Marquis.

Veuillez me laisser parler, monsieur le marquis, ce que j'ai à dire à son altesse est de la plus haute importance.

LE MARQUIS

Je désire également communiquer à son altesse une affaire de la plus haute importance.

LE DUC

Je vous écoute, messieurs.

LE MARQUIS et LE COMTE, tendant chacun sa

lettre.

Cette lettre instruira votre altesse.

Ils se regardent tous deux, cl reculent épouvantes; le Clie- Talicr s'empare de leurs lettres.

LE CHEVALIER, Ics offrant au Duc.

Oui, monseigneur, ces deux lettres instruiront votre altesse... qu'elle daigne lire!

LE MARQUIS et LE COMTE.

Trahison I

LE CHEVALIER

Oui, trahison! lisez, mon prince, il s'agit d'une iui'ùnie trahison.

LE COMTE Cl LE MARQUIS.

Oh! monsieur de Saint-Pons!

LE CUEVALIER.

M. de Saint-Pons n'existe plus... maintenant, je puis vous dire mon nom, je suis le vicomte décanta.

LE MARQUIS el LE COUTE.

Le vicomte de >aiila!

LE CHEVALIER

Si vous n'étiez pas condamnés d'avance, je vous conseillerais d'être plus prudcns à l'avenir et de faire mieux assassiner vos ennemis.

LE C0.MTE et LE MAItQLlS, Ù part,

Euyons!

LE CHEVALIER

La fuite est impossible, messieurs ! vous avez ordonné vous-niOmes vulre arrestation.

Lis portes s'ouvrent, des soldats les j.irdent toutes.

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