ACHILLE, LE COMTE, FABIUS, FANNY
Le Comte et Fabius entrent par une porte latérale ilu côté droit de la scène; ils parlent en niarcliant.
LE COilTE.
Vous comprenez, Fabius, demain vous me rapporterez tout cela mis en ordre et copié à raimarge. J'aurai peut-être quelquechose à y ajouter.
FABIDS.
Il est certain, monsieur, que cette affaire de M"'^ la rtiarquise d'Esgrigny est épouvantable, et quv- vous devez avoir à cœur de détruire toutes les calomnies qu'elle vous a attirées.
LE COMTE
Silence, et serrez ces papiers. [A Funnijquia'esi /er^e à ce momeHf.) Bonjour, Fanny, dites que l'on nous serve.
Elle va au fond et sonne *.
ACHILLE
Monsieur Fabius dîne-t-il avec nous ?
FABIUS
Ma sœur et ma mère m'attendent, monsieur; et quand je ne rentre pas exactement, ma pauvre mère s'irrite, et son mal augmente.
LE COMTE, examinant les journaux sur la table.
Sa raison estdonc tout-à-fait dérangée?
FABIUS
Tout-à-fait.
LE COMTE
El sans espoir de guérison?
FABIUS
Hélas! monsieur, il y a vingt ans qu'elle est dans ce misérable état ' *.
LE COMTE
C'est triste ; et il est heureux pour elle qu'elle ait eu un fils comme vous, qui s'est dévoué à ce malheur, c'est d'un honnôle homme.
FA>'>"V, bas à Achille. Vous l'cnteudez, Achille
AcniLLE, lorijuitul Fabius.
Regardez donc son habit, il est adorable.
FANNV, vivement.
Mais il y a un bon cœur sous cet habit grossier.
Acliille, Kannj, Fabius, lo Comlp.
** Achille, Fanny, le Comte, Fabius à lu table dm ôlc If In coulisse.
ACHILLE, riant.
Il faut bien qu'il y ait quelque chose.
LE COMTE
Que dites-vous donc là?
ACHILLE
C'est Fanny qui me cite un texte des Écritures.
FANNY, à part.
Et c'est lui qui appelle Fabius un sot.