‹ ThéâtreChapitre 350 sur 971 · LÉ0>A · texte numérisé non relu

LÉ0>A

Je crains bien qu'elle ne quitte son lit de douleur (juc pour aller se jeter aux genoux du Très- Haut, et lui demander la récompcnae de tout le bien qu'elle a fait sur celle terre; car ce fut tou-. jours une noble dame que .>!'"'■ la marquise de Fnverncy

LALIIK.

Oh '. OUI ; mais, malgré son grand âge, elle a encore assez de force pour lutter contre ses souffrances., pour en triompher. Tu as pu l'observer I omme moi .. rien de fàchiux. rien de sinistre dans l'état de la marquise .. son regard, sa voix, son courage, tout en elle annonce la puissance de la vie. Oui, oui, nous la conserverons encorelong temps... long-tempsencorenous pourrons nous asseoir a son chevet pour la consoler et lui dire, moi que je l'aime comme une mère, toi, que tu la chériras, que lu la béniras comme la plus noble des bienfaitrices.

I ÉONA.

Oh! oui, tant (|ue jC vivrai je ne cesserai de chérir, de bénir celle qui me voyant délaissée de tous, pauvre et sans appui, ma recueillie et traitée non comme une lille desiinée a .-on service, mais comme un enfant d'adoption. Oh oui, oui, je le promets, je le jure ici : mon sang et ma vie a la marquise de Faverney ; et après elle, mon sang et ma vie a sa noble et belle nièce. I^aure de Nangis.

LAUKIi.

Chère Léona ! mais ne [)en5ons jilus ■ toutes

ces choses-là... Viens un peu promener au jardin i.Éo:«fA.

A vos ordres

LALKK.

Fa il- il beau ?

LÉOTilA.

Un temps superbe. . Après vos longues heures delude, cela vous fera du bien de vous promener et lie prendre le grand air... et puis vous trouve nz au jardin le chevalier Desgravaux et le jeune Italii'ii qu'il nous a amené ici il y a six semaines eii\ iron

Ah 1 le chevalier Desgravaux est au jardin aver le seigneur Giulio?

LÉONA

Je viens de les y aperce\oir parcelle feiiêirc . Tenez... les voyez-vous .. dans l'allée qui nous l'ail face .. .'jii dirait qu'ils regardent de ce côte... N'enez-vous ?

LAC RE

-Non... tiens, restons ici...

LÉOJiA.

Voudriez-vous par hasard vous mettre encore lire T

LAl'RK.

ÎVon, mais je pense que c'est a peu près l'heure où mon oncle, le baron de Cadenet, vient rendre visite à ses livres , et je veux mettre un peu d ordre ici. . Tu le sais, le baron de Cadenet est un \ieillard rigide ei .-éière.

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