SCÈNE IX
MONTBAILLY , GEORGES , DUVAL,
MICHEL
" ■MONTBAILLY.
Asseyons-nous.
(Uuval bcmprcsse dé lui offrir un siège; il en prend un pour lui , et les autres personnages en font autant. On s'assied; Georges, à gauciic; la mère au milieu; Duval, à droite, et, tout auprès de lui, Miclicl.)
DIVAL.
Je vous écoute, ma chère cousine.
MICHEL, ù part.
Que diable peut-elle avoir à nous dire?
M"" MONTIl.VlI.I.V.
Vous savez, mon cousin, qui! y a vingt-neuf ans à pou près, je nie suis ni;iii(''e .1 un pauvre soldai, (iciard Montbailly. maigre la volonté de ma liimille, et surtout maigre la volonté diiii oiiclc de (jui dépendait tout mon avenir, et qui jura de ne me p.irdoimer jamais ce mariage. Luc haine iiTCContiliablo cxislnil depuis long-temps chu-q
MONTBAILLV.
ma famille et celle de Montbailly; lui-niôaie, dans plus (Fime occasion, avait témoigné à mon oncle que celle haine il la portait gravée au fond du cœur, et ce fut en vain que j'essayai de les rapprocher l'un de l'autre. Cependant, chaque jour voyait augmenter la misère, le dénûmenî absolu de notre ménage... mais nous savions souffrir tous les deux, et puis, une pensée nous donnait un peu de joie, nous consolait au milieu de nos chagrins : j'allais être mère î