VAL
Volontiers... Copcndant, tant que je le garde, c'est ù peu près comme s'il n'c\islait pas.
M"" MONTBAILLY.
En effet.
DUVAL
Dans mes mains, vous ne pouvez croire qu'il soit dangereux.
M"* MONTBAILLY.
Non.
DUVAL
Vous ne doutez pas de moi?
M"* MONTBAILLY, le regardant expressîvement.
Non, je n'en doute pas... et vous venez de fixer pour jamais mon esprit incertain. Duval, puisque je déshérite mon fils, c'est avons qu'appartiendra, après moi, toute ma fortune!
DUVAL
Ah ! par grâce , par pitié , ne me dites pas cela, ma cousine!
M"* MONTBAILLY.
Pourquoi donc? je veux m'occuper tranquUlement de ce qui arrivera quand je ne serai plus, je veux... je veux faire justice à tout le monde. Duval, je rentre chez moi... Je ne veux pas voir ceux qui vont quitter cette maison.
DUVAL
Ah ! vous faites bien , ma cousine , d'éviter leiu" présence.
M"* MONTBAILLY.
Mais vous, mon cher Duval, faites-moi l'amitié de vous rendre de ce pas chez mon notaire.
DUVAL
Sur-le-champ.
M°* MONTBAILLY.
Vous prierez aussi M. Michel et tous nos amis de vous accompagner; devant eux, je déclarerai quelles sont mes intentions formelles...
DUVAL
Et, vous les dicterez à votre notaire?
M"* MONTBAILLY.
Je vous l'ai dit ; je ferai justice à tout le monde. Allez , Duval; à bientôt!
A bientôt, ma chère cousine ! (il la reconduit jusqu'à la porte à gauche , et reste seul un instant.) Enfin, je triomphe! je suis riche, et je suis vengé !
(11 sort parle fond; mais à l'instant où il disparaît, la porte de gauche se rouvre, M°" Montbailly rentre vivement et regarde du côté où il s'éloigne.)
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