SCENE III
M»* MONTBAILLY, seule, avec énergie.
Oui, jusiicf à tout le monde !.. Le misérable ! et r'est d'anjourd'luii, d'aujourd'hui .«seulement que j'ai deviné toute son âme !.. Connue il convoitait odieuseiueul mon héritage, et connue il espérait arriver à la fortune par la ruine, par le désespoir de tous les siens!.. Oh! c'esi a lui, sans (loiile, (jue j'ai dû les plus giinides ujisères de ma vie. à lui (|ue j'iii dû la haine de mou lils... oui. s.i haine!., t) mon Dieu! donne-moi le temps el la lor<e de reparer nu's torl.s... souliens-moi (le toute ta puissance tant que je n'aurai pas démas|ué pulilnpnMueul le traître (pii nous a perdus ions... l'i que jo meure après. .^qu(« je meure avec le pardon el l'amour de mes
SÔ
JiONTBAÏLLY.
enfans... Maisjiiique-îà, grand Dieu! par piiié, «^^ horribles soupçons... Oh! je ne puis l'accuser ,
ne m'abandonne pas !.. Le jour est venu, et lis vont partir... ali! du moins, si rien ne peut triompher de leur résolution , ils ne partiront pas sans emporter une preuve que je ne les ai pas oubliés. Voici leurs valises, c'est bien ! (Marchant vivement à un secrétaire et l'ouvrant.) Il ne sera pas dit que, même en me détestant , mon fils soit pauvre lorsque je suis riche, moi ! Quelque part que leur destin les conduise, et dusséje ne les jamais revoir, mes bienfaits, du moins, parviendront toujoius à les rejoindre... Et d'abord... (En disant ces mots, elle a tiré du secrétaire un portefeuille et un écrin ; elle s'approclie des deux valises.) à toi cet or, Georges... à toi, Suzanne, ces bijoux, que tu désirais m'a-t-on dit, et que je suis trop heureuse de donner à ma fille!.. Ah ! ce sont eux !.. et déjà la force m'abandonne!., mou Dieu! mon Dieu! soutiensmoi.