‹ ThéâtreChapitre 597 sur 971 · GE0I\GES · texte numérisé non relu

GE0I\GES

Pour nous , des querelles pareilles à celles d'hier ne doivent pas se renouveler... nous ne pouvons plus vivre avec celle qui, im instant, était parvenue à me faire douter de ton amour... mais lorsque le moment est venu de m'éloigner, malgré moi je m'arrête encore ici avec un sentiment de douleur, de regrets, que je ne cherche pas même à combattre... malgré moi, je retourne en arrière, je me rappelle ce qu'elle a été pour moi depuis mon enfance... et malgré moi je pleure... car c'est ma mère. Suzanne, c'est ma mère que je vais quitter pour toujours, et sans la revoir, sans l'embrasser... c'est nui mère, et je pleure sa tendresse perdue, je pleure tous les chagrins qu'elle s'est préparés , et qui pèseront un jour sur sa vieillesse !

M"* MONTBAILLY, à part.

Oh! ce jour est venu, et déjà je suis trop malheureuse !

SUZANNE

Tu as raison , Georges... quelle queîoit notre aniiciion à tous les deux , c'est à la sienne surtout, à la sienne que je pense. Elle t'aime tant ! c'est cet excès de tendresse qui l'a rendue si cruelle pour moi, qui lui a fait concevoir ces

elle n'est qu'à plaindre, Georges.

M"* MONTBAILLY , à part.

Oh ! oui , bien h plaindre.

Adieu , ma mère, vous qui m'avez méconnue, et que j'aime pourtant parce que vous me haïssez par amour pour votre fils. Adieu !

GEORGES

Partons! et du courage!., nous avons fait notre devoir tant que nous sommes restés ici , et nous le faisons encore en nous éloignant... Oui, mordieu! du courage! je reprendrai mon ancien métier, et avec l'aide de Dieu , nous parviendrons bien à nous passer de la richesse de ma mère.

M""' AiONTBAlLLY.

Ah! j'oubliais...

(Elle ouvre les deux valises, puis elle pose dans celle de Georges le portefeuille; dans celle de la jeune femme, l'écrin. Elle va refermer les valises, mais elle en est distraite par la suite de la scène.)

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