LE MAGISTRAT
L'heure approche... qu'on mène au bûcher Georges Montbailly.
SUZANNE
Non, jamais! jamais on ne m'arrachera de tes bras...
GEORGES
Laisse-moi, Suzanne, laisse-moi... Mes amis, je vous la confie... Olivier, tu me l'as promis... tu la sauveras, frère !.. Adieu , adieu! CRIS FURIEUX, au dehors.
Mort aux parricides ! Montbailly ! Montbailly ! qu'il meure ! mort aux parricides ! justice ! justice ! justice !
(Ces cris couvrent la voix de Georges ; on l'entraîne. Suzanne se rejette encore dans les bras de son mari; on les sépare, tous disparaissent, et elle tombe à genoux sur le seuil, devant les sentinelles qvi'on vient de placer, puis les portes se referment. Près de l'alcôve, on revoit Michel, assis et pensif, comme il était au lever du rideau.)