SCENE V
MARTIAL, DOMINIUI E, SÉRAPHINE, endormie
sur son épaule.
MARTIAL, sortant vivement de la maison, et courant au fond.
Dites donc, papa !
DOMINIQUE, de la seule main qui soit libre. Chut!... veux-tu bien crier tout bas!...
MARTIAL
Mais c'est pour vous dire...
DOMINIQUE
Tout bas, donc, animal ! tu ne vois pas qu'elle dort?
MAUTUL.
Ahl... j' voyais pas... (Criant.) Alors, faut la réveiller !
DOMINIQUE, gesticulant, et à voix basse.
Butor!
MARTIAL, indiquant le côté gauche à l'cTli'iicur.
Mais puis(]ui' p.ir la fenêtre j'iii reconnu de loin monsieur delà l''aille,qui venait à pied par le petit sentier.
SÉRAPHINE, se levant vivement.
Mon père!...
DOMINIQUE
Tiens! elle ne dormait pas.
MARTIAL
Pour le coup, faut que la digue de Gaillac soit rompue !
SÉRAPHINE, allant au fond.
Grand Dieu! courons!... mon père!...
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Les MÊMES, M. DE LA FAILLE, GEORGES
M. de la Faille arrive de dehors, à gauche ; il est suivi à quelques pa?; par Georges, qui s'arrête sur le seuil de la grille et donne son fusil de chasse à son domestique, qui retourne sur ses pa=;.
M. DE LA FAILLE
Ma fille!... ma Séraphine!. .
SÉRAPHINE, se jetant dans ses bras.
Que je suis heureuse!... Ah! je tremblais...
M. DE LA FAILLE, descendant la scène.
La digue de Gaillac, n'est-ce pas?. . [Georges est arrivé en scène.^ M.iis monsieur, qui chassait de ce côté, a eu l'obligeance de m'avertir. .. Bonjour, Dominique, bonjour, mes amis *.
SÉRAPHINE, présentant Georges.
Mon père, monsieur de Garran, dont je vous ai parlé dans mes lettres.
M. DE LA FAILLE
Quoi! c'est vous, monsieur, qui avez été le sauveur de ma fille?...
SÉRAPHINE, avec calme.
Je n'avais pu encore témoigner ma reconnaissance à monsieur de Garran, car c'est la première fois qu'il se présenle au chiUcau.
DiiMiNiQLi:, vivement.
Mais nous espérons bien que ce ne sera pas la dernière.
M. DR LA FAILLE, avec une dignité bienveillante. Dominique a raison, monsieur ; il faut que vous regardiez désormais ma m.iison comme la vôtre... Je désire, pendant mon si-jour à la Faille, être entouré de tous mes amis; car mon voyage a un but. [A Dominique.) Je viens marier ma Séraphine.
GEORGES, (i part.
Que dit-i!î...
M. DE LA FAILLE, à Séraphine.
Ou du moins lui proposer un parti qui me paraU en tous points convenable.
SÉRAPHINE, à part.
Grand Dieu !
DOMINIQUE, à part.
Si c'est là la bonne nouvelle (]u'il nous apporte ..
11 remonte et va rejoindre Martial qui a également remonté. Ton-; d'-ux -^oiil au fond.
r.Eonr.Fs, à part.
il n'y a plus à hésiter. [Haut, avec un calme
• Morlial, Georges, M d-- la Faille, Séraphine, Dominique.
apparent.) Monsieur, avant de répondre à la gracieuse hospitalité que vous m'offrez, permettezmoi de réclamer de vous et de mademoiselle un moment d'entretien.
M. DE LA FAILLE
Avec plaisir, monsieur; ma fille et moi, nous sommes à vos ordres.
DOMiNiQCE, à part, se frottant les mains.
Bon! bon! v'ià qu'il se décide!... {A Martial.) Toi, file, et viens m'aider à tout préparer au château.
Dominique et Martial sortent à droite, au troisième plan.
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