‹ ThéâtreChapitre 727 sur 971 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les mûmes, MARIANNE, par la jwrte du fond.

MARlAN.NIi.

Pardon, madame. . un voyageur dont lo carrosse s'est brisé tout près d'ici vous demande l'hospiialilé.

M™e de GARRAN.

Ici, dans ce momeiil!...

MARIANNE

Une heure suffira, dit-on, pour réparer sa voiture... puis cet étranger est amené par le fils de monsieur Dominique.

M™e de garuan.

Martial !

MARIANNE

Qu'ordonnez-vous, madame ?

M™* DE GARRAN

Quelque pauvre et désolée que je sois, je ne refuserai jamais un abri dans la tour de Garran.

Amenez ici cet étranger.

Marianne sort.

MONTGERON

Madame, permettez-moi de me retirer. ..ae tristes soins me rappellent à la Faille.

M"® DE GARRAN , indiquaîit l'angle à droite.

Cet escalier vous abrégera la route. Allez, monsieur; ici, comme à la Faille, on priera pour la sainte qui est maintenant dms le ciel... ( Mont~ geron sort, Marianne rentre.^ Marianne, donnemoi mon livre d'heures, je ne me coucherai pas. je veux prier toute cette nuit.

Marianne sort par l'angle à gauche.

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SCErsE VI.

M-ne DE GARRAN, L'INCONNU, MARTIAL. Deux Serviteurs de l'Inconnc.

L'Inconnu entre, précédé de deux Domestiques, portant l'un un manteau de fourrure, l'autre un portefeuille.

MARTIAL , qui est entré le troisième, haut. Entrez, monseigneur. {L' Inconnu l'arrête d'un signe. : Ainsi que je vous l'avais annoncé, la maîtresse de ce manoir ..

M"» liR GARRAN.

Offrira à son hûte tout ce qu'une pauvre veuve peut offrir.

l'inconnu, saluant.

Du feu, madame, un abri pour moins d'une heure, je l'espère, voila tout ce qu'il me faut... et ce que je vous suis reconnaissant de m'accorder. (Martial indique à l' hv onnu le grand fauteuil qui est près de la cheminée : M"'" de Garran s'est placée à l'autre extrémité du (liédtrc, près du petit meuble; Marianne lui apporte son livre d'Iteures. L'incon><(4 5°assei/anS.).Mautiite suit celte contrée 1 je ne l'ai traversée ijuo deux fuis, et deux fiis j'ai dû m arrêter... Martial, va siir\cillrr nos travailleurs et viens m'averlir aus.silùt qu'ils auront rendu la roule priilicable... .\h! mon portefeuille?...

MARITAL , le prenant des mains du domestique.

Le voilà, monseigneur. {Bas, à Marianne.) A présent j'ai le temps de courir ju.^qu'à la Faille. MARUNNiv. à part.

Pauvre garçon !... il ne sait [>as encore... [Bas.) Martial... venez, il faut que j- \ouj parle... Les deux Domestiques, pui-. Marianne ut Marital sorlcnl par le fond.

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