SCÈNE VII
ROBERT, DICKSON, puis HENRIETTE, PATRICK et CHARLES.
ROBERT, entrantpar le fond avec Dickson; il paraît inquiet. Esl-ce que le poison que tu m'asdoimé serait infidèle ou tardif... {Apercevant Henriette qui entre.) Henriette!
HExNRiETTE. Charles m'a (lit de m'éloigner et d'espérer...
ROBERT, s' approchant d'Henriette. Pardon, madame...
HENRIETTE, avec épouvante. Leduc!
ROBERT. J{! viens de voir, en passant devant la maison, les ensevehsseurs et les apprêts mortuaires, et j'y suis entré le cœur navré, cai* l'on m'a dit ((ue, frappée de la peste, la bonne sœur d'Irlande \enait d'y mourir...
HENRIETTE. C'csl vrai... milord.
ROBERT. El l'on a plus aucun espoir?
HENRIETTE. La luort n'enpennet plus...
On ajierçoit les Ensevelisseurs qui sont sont sortis de la chambre par un<- porte ijui donne dans le vestibule et qui le traversent lentement emportant à bras 11' rcrciK'il que cache la boiserie pleine.
ROBERT, avec joie. Les voici!... {.4. Dickson.) 'Maintenant, Dickson, viens, et nous pourrons dire au roi d'Kcosse roinmenl j'ai fait exécuter la sentence de Catherine.
Us sortent pur la porte du fond a gauche.
HENRIETTE. Ma mèreî... Hs l'em|K)rteiit vivante dans le cercueil !... Ma mère!... ^lais elle étoulTera sous la terre de la tombe... Non... je ne puis la laisser emporter ainsi... Arrêtez!...
PATRICK, partant précipitamment de la chambre de droile. Silence, enfant!... Je la sauxerai !
HENRIETTE. VoUS?...
PATRICK. Silence!
CHARLES, paraissant sur le seuil de la porte de la chaéiibrc. Silence !
Ut urielle ru!>lu immobile et l'un culend le cliaur des Ensevclisïcurc pendant que le ridcuu tombe.
2U MAGASIN THEATRAL
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