‹ Théatre. Avec une introdChapitre 128 sur 342 · ACTE V, SCLINE X. lOo · texte numérisé non relu

ACTE V, SCLINE X. lOo

MADAME SINCLAIR

Je dois commencer par avouer que tcinlôt j'ai eu des torts envers vous.

MADAME SAINT-LAURENT

Vous, ma tante !

BARDOLIN.

Pouvez- vous en avoir?

Oui, oui. mon neveu, j'ai eu tort envers vous tous; mais c'est un peu votre faute : vous aviez si bien subordonné vos volontés aux miennes que je me suis crue maîtresse de disposer de ces volonfés. Je me suis trompée.

MADAME SAINT-LAURENT

Eh! mais, vous Têtes en effet, ma chère lante.

BARDOLIN.

Ordonnez, nous obéirons.

MADAME SINCLAIR

Non^ mes amis. Je n'ai aucun droit de m'opposer à ce que M. Bardolin et madame Saint-Laurent marient leurs enfants comme ils voudront; mais si je respecte vos droits, vous devez respecter les miens.

ANATOLE

La conséquence est évidente.

MADAME SINCLAIR

K'est-ce pas? Disposez donc de vos entants; je reste libre de disposer de moi et de tout ce qui m'apparparlient.

DORIGNY, à part.

Gomme elle leur va droit au cœur !

VERNISSAC.

Mes cliers parents reconnaissent tous la vérité de ce que vous venez. d'avancer.

MADAMB SINCLAIR.

Or comment vous expliquer ce qui se passe dan> mon âme? En vérité, je rouf?is.... On redevient eufanl en vieillissant, et je me sens toute la timidité.... Mon neveu Vernissac, chargez-vous, je vous prie, d'expliquer à nos parents rassemblés Tèlrange révolution qui s'est opérée en moi.

VBRNISSAC.

Vous le voulez, ma tanle, j'obéis. Au moment où notre- tanle, par suite de sii colère contre nous, se trouvait seule et abandonnée, car elle avait eu la barbarie^ de m'ordonner à moi-même de sortir de la maison, elle réfléchit.... Elle pensa que, pour s'assurer un attachement sincère et complet, et même pour bien vivre avec nous.... Que vous dirai-je?.... Elle pensa que peut-être il était temps encore de former de nouveaux nœuds....

MADAME SAINT-LAURENT

Allons.

DORTGNY, k pan,

Je la vois Venir.

MADAME SINCLAIR

Vous devez sentir qu'une femme de mon àuu, (|u;md elle se marie, quand elle choisit un homme plus jeune qu'elle....; car je ne puis vous dissimulei' que l'objet de mon choix est plus jeune que moi.... Qu'avez-vous donc, madame Saint-Laurent? Vous paraisseat mal votre aise ?

VBRNISSAC.

Vous ti*ouveriéz-vous mal?

MADAME SAÎNT-LAURENT.

Eh non, monsieur, j-e ne me trouve pas mal. Contihuez, ma tante.

MADAME SINCLAIR

"Vous devez sentir, dis-je, qu'elle est oblii5'ée (!<•

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