ACTE V, SCKNE XU. Ml
LOUISE, arrivant près de niadanio Sinclair.
Vous répouseriez ? "
ROSE
Il serait notre grand-oncle ?
MADAME SINCLAIR
Oui, si ta mère ne veut pas qu'il soit mon petitneveu.
VERMSSAG.
Eh! quoi? vous ne voyez pas que c'est là que ma tante veut vous amener. Vous êtes joués, je le suis aussi; ne luttons pas contre notre tante. Surtout ne songez pas à la faire interdire : c'est bien la meilleure tête de toute la famille.
MADAME SAINT-LAURENT
Qu'en dites-vous, monsieur Bardolin?
BARDOLIN.
Que vous êtes libre de marier votre fille.
MADAME SAINT-LAURENT
Vous êtes fier de ce malheureux dédit.
MADAME SINCLAIR
Il y a un dédit !
SAINT-LAURENT
Eh oui, que ma femme m'a fait signer.
MADAME SINCLAIR
Exigez-en le payement, si vous le voulez, monsieur Bardolin. J'en fais l'avance ; et je suis en mesure de vous le faire rendre avec les intérêts par un bon testament.
BARDOLIN, remetlanl le dédit à madame Sinclair.
Eh ! mon Dieu! ma tante, suis-je donc si avide? Entre parents, ne doit-on pas s'entendre...? Il faut prendre ton parti, Anatole.
ni I.A VIKILI,K TANTF.
MADAUB SINCLAIR.
II le prendra ; c'est un ^rçon courageux.
SAINT-LA URBNT, i m 4cinm.
Madame, j'entends cl je prétends que M. \in\r-[ épouse ma lille.
MADAMB SAINT-LAURBNT.
Puisqu'il faut que vous soyez riclie, ou par ma tani on par ma lillp. T,(>ni^o o<r à voik.
Ali ! maman !
BRXBST.
Ah ! madame
SAINTVLAURRNT.
Je serai le maître une fois.
nonioNY, à »on nu.
Ta mère sera bien conlenle. (\ n.u.!an.r sin.iair 1 Vous êtes une bien digne amie.
MADAME SINCLAIR, ft Dorigiiv
Quand je vous ai dit que j'avais le secret de les rendre bons et sat^es. Mes chers parents, je vous mets à votre aise; >ous pouvez me néi^liger, m'accabler de visites et de caresses ; vous n'y perdrez rien , vous n'y gagnerez rien : je ne veux pas faire de testament, et je vous tiens quitte d'égards et de complaisances, à présent que je crois m'être acquis deux cœurs bien purs, bien sincères et bien reconnaissants.
FIN DU aNQLIEME ET DERNIER ACTE
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