SCENE XIV
approche. Voici les deux articles qui vous concernent : (Lisant.) «Item, je donne et lègue à mon cousin Augustin « Duinont de Morinville, l'avocat, en considération des K< liens du sang qui nous joignent, de Tamitié que j'eus « autrefois pour lui, et que je retrouve en cet instant.... « une somme de trente mille francs qui sera prélevée sur « le plus clair de la succession, pour lui être comptée « sur sa simple quittance.
MORINVILLE.
Ce pauvre cousin ! Moi je ne peux pas entendre la lecture d'un testament^ sans me sentir ému, pénétré....
FLORIDOR, coulimiant.
« Mais comme ledit Dumont de Morinville m'a longue temps persécuté dans ma jeunesse, pour m'empêcher « de prendre l'état de comédien, auquel je dois ma « fortune, et par conséquent le moyen de prouver « audit Morinville combien il m'est cher, j'entends et « je prétends que, par forme d'expiation envers l'état « de comédien....
MORINVILLE.
Eh bien....
FLORIDOR, continuant.
« Le présent legs ne lui soit délivré, que lorsqu'il aura « été à pied, en plein jour, signer la quittance chez le « notaire, en habit de Grispin. »
MORINVILLE.
De Grispin I
FLORIDOR
« Avec l'épée, les gants, la fraise, la coiffe et la ceinture. »
FLORANGEAG.
Ah ! mon dieu !
MORINVILLE.
Qu'est-ce que c'est que cette plaisanterie -là, monsieur?
318 LE VIEUX COMKDIKN.
MADAME PLORIDOR.
Hélas! monsieur de Moriiiville, nous ne sommes guère en humeur de plaisanter.
PLORANORAC.
Mon frère en Crispin I
PLORIDOR.
Passons à Tartirlo de M. de Florangeac.