‹ Théatre. Avec une introdChapitre 3 sur 342 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

a 6,000 francs d'appointements comme dii-ecleur t-i est sociétaire. Alexandre Du val publia contre .son successeur un factum en vers ; Picard y réiK)ndil paiun mémoire très-modéré; et la querelle n'eut pa^ d'autres suites.

Entré en fonctions le l»^'" janvier 181 il, U' nuuvt-au directeur fait représenter le 8 février M. de BoiilnncUh ou la Double orputatio/i; le 10 août, les Deux Philihert égalent les plus grands succès obtenus par l'auteur. Ze Capitaine Bel ronde, Une matinée de Henri 1 ]\ Vauglas ou les Anciens amis, la Maison en ïotem (avec Radet), appartiennent à l'année 1817. Le ven dredi saint, 20 mars 1818, la salle de TOdéon est en partie détruite par un incendie. Le directeur et le sociétaires de l'Odéon trouvent un as le à la salle Favart, où ils restent dix-huit mois. La nouvelle salle de TOdéon est inaugurée le 6 janvier 182ti. Picard fait jouer à la fin de cette année V Intrigant maladroit ou le Jeune sot et les honnes gens. L'année suivante, prenant définitivement sa retraite, il quitt( la direction du Second Théâtre-Français.

Il ne cessa pourtant pas de faire représenter decomédies, mais pour ces dernières pièces il eut loueurs des collaborateurs. Quelques-unes réussirent brillamment; ainsi les Deux Ménages, avec Wafflard el Fulgence, représentés sur le Second Théâtre- Français, le 21 mars 1822; ainsi encore les Trois Quartiers, avec Mazères, joués à la Comédie française, le 31 mai 1827, eurent une vogue prodigieuse.

Outre ses nombreuses pièces de théâtre (il n'en a pas composé moins de quatre-vingt-quatorze, formant plus de trois cents actes, tant en vers qu'en prose), Picard publia des romans : les Aventures d'Eugène de Sennetille et de Guillaume Delorme,

INÏROni'CTION. XI

en 1813, V Exalté, en 1823, le Gil Blas de la Rérolutioii, en 1824, V Honnête homme ou le Niais ^ en 1825, les Gens comme il en faut et les Petites gens, en 1 826, et les Sept Mariages d'Éloi GaJand, en 1827. En 1822, il avait fait paraître, en collaboration avec Droz, les Mémoires de Jacques Fauxel. C'est encore une manière de Gil Blas, moins spirituel et plus honnête que celui de Le Sage. « Il aurait pu égayer et toucher, dit M. Mignet, si Picard n'avait pas cherché quelquefois à y être sentimental et Droz à y être comique. »

On voit par cette énumération quelle était l'activité de son esprit, quelles étaient les ressources de son invention. Il avait publié en 1812, en six volumes, un recueil de trente-trois de ses pièces. En 1821 il fit réimprimer ces six volumes et y ajouta quatre autres : deux volumes comprenant dix nouvelles pièces de théâtre; et deux volumes renfermant le roman des Axent ures d'Eugène de Sennemlle et de Guillaume Delorme, écrites par Eugène en 1787. Dans ce recueil, il fait précéder chacune de ses pièces d'un examen plein de franchise, où il devance et désarme, par conséquent, les sévérités de la critique, et où il montre en même temps qu'il avait fait une sérieuse étude de son art. En tète de chacune des pièces reproduites ci-après, on trouvera la préface de l'auteur.

Picard mourut le 31 décembre 1828, à l'âge de cinquante-neuf ans.

Donnons quelques explications sur les pièces dont nous avons composé ce volume.

Page 1