XIV INTRODUCTION
riette mise ea scène par Picard ait aucun fondement réel, mais elle s'accorde bien avec le caractère connu du plus célèbre acteur comique du dix-huitième siècle. Le Vieux Comédien, du reste, n'a pas eu moins de sucoès en son temps que les Voisins, Monsieur Musard, ou les Bicochets. Il eut plus de trente représentations, ce qui était alors magnifique.
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Des différentes comédies que Picard lit jouer après sa retraite définitive, après aussi qu'il eut publié les dix volumes de 1821, les Deux Ménages nous ont paru avoir le plus de droit à figurer dans notre recueil. Nous avons donné la préférence à cette pièce sur les Trois Quartiers qui n'eurent pas moins de succès à l'origine. Picard a peut-être eu moins de part aux Deux Ménages, qu'il signa avec AVafflard et Fulgence, qu'aux Trois Quartiers, qu'il signa avec Mazères. Mais les Deux Ménages sont demeurés bien plus vivants que les Trois Quartiers, Les circonstances politiques contribuèrent sensiblement au succès de cette dernière comédie ; elle parut eu 1827, au moment où l'antagonisme des classes s''élait ranimé. Les trois quartiers de Paris, mis en présence par les auteurs, sont la rue Saint-Denis, la Chaussée d'Antin et le Fauboug Saint-Germain, représentant le commerce, la finance et la noblesse. Ce fut l'opposition établie entre ces trois centres parisiens, qui excita la curiosité, et, quoique les Trois Quartiers soient une pièce très-bien faite, il est douteux qu'elle ■ offrit aujourd'hui un intérêt capable d'en soutenir une reprise.