‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 126 sur 194 · I. ij · texte numérisé non relu

I. ij

Mon fils; il est un tort qu'aucune politesse

Ne peut faire oublier, vous la trompez sans cesse.

DERVI L L E.

Q^ui, moi ?

MADAME DER VILLE

J'en ai la preuve, et votre femme aussi.

DERVILLE

Quoi! près d'elle à ce point quelqu'un m'aurait noirci!

Personne; mais écoute.

DERVI L LE.

Eh bien! parlez, madame.

MADAME DERVILLE

Un homme a beau cacher sa conduite, sa femme S'aperçoit aisément qu'il a d'autres amours;

MystcrieiiseiiiciiL Tiens, sans qu'on le lui dise, elle le sait toujours. Et cela peut mener plus loin que l'on ne pense : Comme on l'a fort bien dit autrefois, la vengeance Est un plaisir de Dieux ou de femme; mon fils. De ta mère en passant accepte cet avis. Ton père se loua toujours de ma conduite; C'est un devoir sans doute, et non pas un mérite. Mais j'avais du plaisir à le remplir; pourquoi? C'est qu'il avait beaucoup de procédés pour moi; Mais beaucoup... H est temps de finir; je m'arrête, Car, tu n'écoutes pas, tu détournes la tête. Tu brûles de partir; sans doute je t'ai pris Des momens précieux?

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