‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 157 sur 194 · ACTE 111, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE II

Et...

DERVI L LE.

Mon cher, en ce cas, prends le bras de ma femme, Tu l'accompagneras.

CHARLES

Très-volontiers.

Offrant sa main à sa consiiiL'.

Madame...

Permettez... nous ferons ensemble le chemin.

ADÈLE

Non! Tout bien calculé, je la verrai demain.

DERVl L L E, étonné.

J'irai, je n'irai pas; voyons, que veux-tu faire?

ADÈLE

Je reste. Adieu, Messieurs.

CHARLES, à part.

Je souffre.

D E R v I L L E , à sa fcniiiie avec humeur.

Adieu, ma chère.

A Chartes qui cherche à rester, et lui fait signe de sortir avant lui.

Comment donc! Tu me fais des politesses, toi!... Monsieur, vous passerez : ne suis-je pas chez moi? Vous plaisantez, vraiment.

Ils sortent.

SCÈ^T^E III

ADÈLE, ^aih'.

En refusant Herinance, Il vient de renverser toute mon espérance. Oui : j'allais l'éloigner de moi, de ce séjour, Et surtout, je donnais le change à son amour; 11 m'aurait oubliée! A présent, au contraire. De cette passion rien ne va le distraire; H peut me voir, il peut me parler sans détour! Nous serons en présence à chaque instant du jour!. Où tout cela, grand Dieu! pourra-t-il nous conduire Bientôt on va savoir pour qui Charles soupire; Que faire? comment fuir le danger que je vois? 11 faut rompre avec Charle; il le faut, je le dois. Par-là j'étouflerai sa passion funeste; Oui, rompons; ce moyen est le seul qui me reste.

SCÈCX^E IV

ADELE, CHARLES. Charles cnlrc vivcniciil, s'anclc de tiiciiic, et arrive enfin auprès de sa cousine.

ADÈLE

Ah! vous voilà, Monsieur! Quoi! vous avez déjà

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