‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 168 sur 194 · ACTE III, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XII

ADÈLE, à part.

Qu'entends-je? quel discours!

A Dcrvillc qui entre.

Monsieur, puis-je savoir?

DERVl L LE.

Je pars pour quinze jours.

ADÈLE

Pour quinze jours !

Hclas! il est trop vrai, ma chère.

Je devais dans un mois visiter notre terre; Il me semble t'avoir instruite de cela. J'avais pensé pouvoir différer jusque-là Des réparations tout-à-fait importantes.

On m'écrit maintenant qu'elles sont très-urgentes, Et qu'afin d'obvier aux accidens, il faut. Qu'au lieu d'attendre un mois, je m'y rende au plus tôt; Ainsi, je pars demain, c'est une affaire faite.

ADÈLE

Demain! et moi, Monsieur?

DERVILLE

Ne sois pas inquiète; Charles demeure ici, je le laisse avec toi.

ADÈLE, à part.

Charles, grand Dieu!

Haut.

Monsieur, de grâce emmenez-moi.

DERVl L LE.

Non, cela ne se peut.

ADÈLE

Emmenez-moi, vous dis-jc.

DERVILLE, à part.

Je m'en garderai bien.

ADÈLE

11 le faut, je l'exige.

DERVILLE, â part.

Et milady qui part!

Haut.

Je reviens dans un mois...

Tu te fatiguerais, c'est pour une autre fois...

ADÈLE

Voulez-vous me forcer à m'expliquer?

DERVILLE

Oui, parle.

ADÈLE

Il ne me convient pas de rester avec Charle.

DERVI L LE.

Quoi! ce serait cncor l'afTaire de tantôt?

Ah! c'est trop fort, tenir rancune pour un mot!

ADÈLE

Non, ce n'est pas cela.

A part.

Que ce sang-froid m'assomme!.

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