‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 72 sur 194 · FLORINE, LAURE · texte numérisé non relu

FLORINE, LAURE

FLORINE arrive en sautant, une brochure à la nia'ui. Dieu! que je suis contente!

LAURE

En effet, j'aperçois La joie et le bonheur peints sur votre visage.

FLORINE

Ah! c'est que je finis le plus charmant ouvrage!

LAURE

Quel est-il?

120 l'éducation ou les deux cousines

Adelinc.

Eh! mais je me souvien (Qu'autrefois je l'ai lu.

F LORINE.

L'héroïne est sans bien, Un beau jeune homme l'aime, elle devient princesse. C'est un des plus jolis romans que je connaisse!

LAU RE

Vous en lisez beaucoup.

FLORINE

Ce sont mes seuls plaisirs; C'est là ce qui remplit et charme mes loisirs. Peut-être vous aurez de la peine à me croire, Dans les romans, j'ai fait un petit cours d'histoire! Vieux, nouveaux, j'en ai lu de toutes les couleurs. Oh! c'est très-amusant! Je compare les mœurs; Je sais comme on aimait du temps de nos grand'-mères; Nos mœurs et celles-là ne se ressemblent guèrcs!

LAU RE

La folle! du matin jusqu'au soir elle rit. Et moi...

FLORINE

Plaignez-vous donc, lorsque tout vous sourit, Lorsque tout vous promet le bonheur, la richesse! Quittez enfin, quittez cette sombre tristesse. Sentiriez-vous encore un reste de penchant Pour... Duval ?

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