‹ Théatre (volume 3)Chapitre 179 sur 184 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

ADÈLE

Au contraire, Je suis sûre, Monsieur, qu'il ne doit pas me plaire. Ainsi, permettez-moi...

DERVILLE, la retenant.

Non, non, tu resteras; J'ai besoin de conter, et tu m'écouteras.

ADÈLE

J'ai l'âme triste I

A part.

Oh ! dieu ! je souffre le martyre.

DERVILLE

Tu n'es pas gaie; eh bien! cela te fera rire. Or donc, j'entre en matière, et dois dire avant tout. Que ton petit cousin est, ma foi I de bon goût. Autant que j'ai pu voir, la dame est agréable; Une mise élégante, une tournure aimable... Comme la tienne...

ADÈLE, à part, O ciel !

DERVILLE

Cependant, je croirais Qu'elle est un peu plus grande... eh ! mais, tu la connais; Nous la voyons souvent, c'est madame Flavières.

ADÈLE

Ma... dame...

DERVILLE, riant beaucoup .

Hem ! conviens-en, tu ne t'en doutais guères ?

ADÈLE

Monsieur...

DERVILLE

Et le mari !

// s'interrompt par de grand éclats de rire.

N'est-il pas bien plaisant ?

Des époux de Paris c'est le plus suffisant.

Il va disant partout que sa femme l'adore.

Elle seule est fidèle, à ce qu'il dit encore. Quand il en parle, il est radieux, triomphant; En vérité, cet homme est un bien bon enfant!

Regardant fixement sa femme.

N'est-ce pas ?

Oui... Monsieur...

A part.

Ah ! j'ai l'âme navrée.

SCÈV^E III

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