‹ ThéatreChapitre 170 sur 253 · ACTE ly SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE ly SCÈNE IV

BÉCLARD, déconcerté.

Vous êtes fier, jeune homme I

Avec douceur.

Et je n'ose vous dire A quelle extrémité vous allez me réduire.

Je vous dois tout, mon cœur et l'admet et le sent; Et vous me défendez d'être reconnaissant !

JULIEN, respectueusement.

Ah! général, c'est vous qui manquez de justice. Je vous ai demandé tout à l'heure un service...

Avec un soupir.

Auquel je tiens beaucoup,

BÉCLARD, souriant»

Service bien léger, Et qu'à vous rendre encor je ne puis m'engager, Afin que le tuteur puisse vous être utile, Faites-vous agréer d'abord par la pupille.

JULIEN, vivement.

C'est là, mon général, le premier de mes vœuxl

BÉCLARD, avec effusion.

Vous lui reconnaîtrez des talents précieux :

L'imagination riche, spirituelle, Romanesque peut-être I On voit surtout en elle Deux qualités qui font un ensemble achevé :

Elle a le cœur naïf et l'esprit cultivé! ! I

Souriant avec douceur.

Je ne sais pas finir, monsieur, quand je la vante. Et... Mais parlons de vous. Pour que je vous présente, Revenez vers midi, tâchez de plaire alors.

294 l'A FILLEULE OU LES DEUX AGES

JULIEN, avec feu.

Croyez-le, général, j'y ferai mes efforts.

// salue respectueusement.

BÉCLARD, à part, pendant qu'il s* éloigne.

Ce jeune homme est fort bieni

BÉCLARD, LAMBERT

BÉCLARD^ à part.

Quel lugubre silence!

LAMBERT, entrant, avec un sombre désespoir, Oufl

BÉCLARD

Qu'as-tu, Lambert?

LAMBERT

Oufl BÉCLARD, avec intérêt et surprise.

J'attends ta confidence...

Devrait-il exister des secrets entre nous?

LAMBERT

Oufl oufl...

Uun air égare et avec respect.

Depuis trente ans que je suis près de vous.

Comme sergent-major et comme secrétaire.

J'ai rempli mes devoirs exactement, j'espère ?

Page 1