‹ ThéatreChapitre 197 sur 253 · ACTE II, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX

ADÈLE, entrant comme un ouragan et embrassant Sophie,

J'habite ici! Je suis au premier! Ce matin, Je t*ai vue à travers la grille du jardin...

Embrassons-nous encor...

SOPHIE

Nos compagnes, Adèle, En sais-tu quelque chose?

ADÈLE

Oui*

SOPHIE, avec intérêt.

Que devient Estelle ?

ADÈLE, avec volubilité.

Dans les droits réunis elle occupe un emploi.

SOPHIE

Et Cécile?

ADÈLE, avec la même volubilité.

Cécile est Procureur du roi, Herminie est consul, Victorine notaire, Et la petite Laure intendant militaire...

Voilà, chère, les faits les plus intéressants, Survenus parmi nous depuis deux ou trois ans. Mais qu'est-ce que m*a dit hier la Présidente?

Regardant le général.

Que tu t'es mariée enfin?

SOPHIE, prenant la main de Béclard.

Je te présente L'homme le plus parfait, l'être le plus chéri. Le général Béclard.

Salutations profondes des deux parts.

ADÈLE, bas, avec vivacité.

Quoi! c'est ça, ton mari?

B É c L A R D , aux dcux amtes.

Livrez-vous à votre aise aux souvenirs d'enfance;

Gaîment.

Le cœur est babillard, je vous laisse en présence.

A Sophie, Il me faut installer ce jeune homme chez moi;

Tendremeni.

Mais le reste du jour, je serai tout à toi.

// lui baise la main et sort.

SCÈ!?^E X ADÈLE, SOPHIE.

SOPHIE, avec amour-propre.

Tu Tas vu maintenant, tu lui rends donc justice?

Il a mille vertus, Adèle, et pas un vice.

De la gloire, un bon cœur, un esprit gracieux;

Avec effusion.

Comment le trouves-tu?

ADÈLE, avec volubilité.

Je n'aime pas les vieux.

SOPHIE, mécontente.

Les vieux? Crois-tu qu'Henri soit un octogénaire?

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