ACTE II, SCÈNE V
CYPRIEN
On nous appelle, adieu.
// court après Séraphine,
MARTIN
Très haut.
Où courez-vous?
Non, c'est Mademoiselle.
SCÈV^E V
MARTIN, seul et secouant la télé.
Hum! hum !... ces deux jeunes gens-là Sont bien souvent ensemble!... Ayons l'œil à cela.
Déroulant son cahier.
Enfin, me voici donc installé dans ma place!
Pendant que je suis seul, il faut que je repasse Mon sermon sur l'orgueil. Admirable sujet.
Qui plaira, j'en suis sûri oui, car il est parfait; Du Massillon tout pur!... O mon Dieu, quel dommage De voir autant d'esprit perdu dans un village! Résignons-nous, ce poste est devenu le mien, Mon devoir est d'y vivre et d'y faire le bien... Pourtant, orgueil à part, je sens que je puis être Évêque!... qui sait même? oui, Cardinal peut-être!... Sixte-Quint, qui dictait des lois aux potentats. Pour arriver plus haut est parti de plus bas... En attendant, soyons un modeste vicaire; L'aigle, avant de voler, rase long-temps la terre.
Ouvrant le manuscrit.
Relisons ce discours... posément, sans effroi... Comme si l'auditoire était là devant moi.
Les mains croisées sur la poitrine.
J'arrive le front bas, et je regarde à peine.
Je tousse, on fait silence, et prenant mon haleine,
// lève le bras.
Je commence, le bras... placé comme ceci.
J'ai vu l'abbé Fayet, Fayet posait ainsi.
Le grand point, dans la chaire, est que l'on se dessine.
SCÈ^E VI