ACTE II, SCÈNE XI
SÉRAPHINE, radieuse.
Demain il serait prêtre et moi religieuse ! ! I
MARTIN
Oui, sans doute.
SÉRAPHINE
Demain!... que je serais heureuse?
VINCENT, gravement .
Je n'aime point à voir tant d'exaltation, Et je n'ai point donné mon approbation.
SÉRAPHINE, passant devant Cyprien»
Ohl ne me fermez pas cette sainte carrière!
Écoute, mon enfant. Quand tu naquis, ton père (Que Dieu lui fasse paix!) t'a remise à ma foi; J'ai promis de veiller, je veillerai sur toi.
SÉRAPHINE
Si vous me refusiez, je serais bien à plaindre.
VINCENT
Ma fille, je suis loin de vouloir vous contraindre. Priez, réfléchissez; et si demain encor Vous tenez au couvent, nous serons tous d'accord. Mesdames, je vous quitte, et vais, dans le silence, Achever mon sermon contre la médisance.
// sort avec Béatrix. Les deux jeunes gens le suivent et causent bas avec lui.
SCÈC/^E Xll
CATHERINE, MARTIN, MADAME FROMAGEOT, MADAME CAqUELARD, BAUDET.
CATHERINE, au vîcaire.
Que pensez-vous, monsieur, du jeune Cyprien?
MARTIN
Jeune homme remarquable.
MADAME FROMAGEOT.
Il est tout à fait bien.
Moi, je ne trouve pas.
CATHERINE
Qu'il a pris la parole Avec âme!
MADAME CAQUELARD.
Il sera ravissant sous Tétole !
Avec un soupir.
Par momens, quand je vois s'animer son regard, Il me rappelle un peu mon pauvre Caquelard.
BAUDET, s' avançant vers elle.
Qu'est-ce que...
CATHERINE, has au vicaire.
Vous souffrez?