‹ ThéatreChapitre 11 sur 92 · ACTE I, SCÈNE I. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I. i

D'un seul de leurs regards a-t-il reçu ratteinte , 11 se plonge neuf fois dans les flots d'une eau sainte : Il dispose à son gré de leur sang odieux j Trop au-dessous des lois, leurs jours sont à ses yeux Comme ceux du reptile ou des monstres immondes Que le limon du Gange enfante sous ses ondes. Profanant la beauté , si jamais leur amour Arrache à sa faiblesse un coupable retour, Anathème sur elle , infamie et misère !

Morte pour sa tribu , maudite par son père , Promise après la Tie au cëleste courroux, Vu exil éternel la liyre à son époux.

Eh bien!... Mais je frémis I tu vas me fuir peut-étie^ Ami d'un malheureux , tu yas cesser de l'être : Je foule un sol fatal à mes pas interdit j Je suis un fugitif, un profane , un maudit^ Je suis un Paria....

ALVAR

Vous !

IDAMORE

Encor si ma race Eût par de grands forfaits mérite sa disgrâce , Ce fardeau de malheur, quVn naissant j'ai porté, IN'eût pas de ma raison confondu Véquité.

Je ne t'accuse pas , auteur de la nature j Mais je les couTaincrai d'orgueil et d'imposture , Ces e'ius de Brama , dont l'infaillible voix Explique sa parole et révèle ses lois.

Leur tribu , disent-ils , de son front élancée Sur le peuple a genoux régna par la pensée ; La tribu des guerriers, ouvrage de ses bras , Eut la force en partage et courut aux combats^ Nous , il nous enfanta dans un jour de vengeance : La poudre de ses pieds nous donna la naissance. Je le croyais, ami, quand mon cœur se lassa

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