‹ ThéatreChapitre 45 sur 92 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

Il ne t'accuse pas par la voix du tonnerre.

Il pardonne ; il sourit a d'innocens transports ^ Pardonne à son exemple , étouffe un vain remords , Consens à notre bymen. . .'. .

NEALA.

, * ' Je ne pui», je frissonne.

Qu^un moment à moi-même en paix je m^abandonne. Tant de conps dtfféfeiis m'ont frappëe aujourd'hui ; J'ai peine à rappeler ma raison qui m'a fui.

L'heure approche, où mes sœors couvrent l'autel d'offrandes, Elles vont m'entonreir» . . . que je crains leurs demandes ! Comment à lenrs negards- déguiser mon effroi ! Où me cacher ?. . . . je veux. ... de grâce, épargne-moi! , , IDAMORE.

Ah ! d'un doute accablant qu'un seul mot me délivre : Dois-je fuir ou rester, dois-je mourir ou vivre ? '» NÉALA.

Reste pour mon malheur. . . .

IDAMORE. '

Arbitre de mes jours ,' Va, de'cide à ton gré du sort de nos amours. Tout est douleur pour moi , tout , jusqu'à Fespérance j * Qu'il soit prompt cet arrêt que ma terreur devante : Dût-il me condamner j'aspire à le saroir.

Il unira mes maux; réduit au désespoif^ Un cœur tel que le mien n'est pas long-temps à plaindre ,

Et préfère un refus au tourment de le craindre !

(\A»taote soft d'ttn côl* , NéaJa de Taufre , kt prêhes**s entre pnrlc fond. )

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