‹ ThéatreChapitre 80 sur 92 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

Il s'est plaint des vieiUarcï^ , dont l'orgueil irrité Arrachait ma sentence à sa triste équité j Mais, sans effet pour moi, sa dirine influence Pouvait d'un bien plus cher acheter mon silence : La grâce de Zarés en devenait le prix.

Pour lui, pour Néala, que n'aurais-je entrepris ? Le conseil m'attendait, j'y cours j mon témoignage • * De leurs soupçons Wd'elle a repoussé l'outrage. Puis de la voix d'un chef qui parle à des soldats, * Tel, e^ plus fier encor qu'au milieu des combats, « P«int de gvâce , ai-je dit , point de pitiS : justice* » J'attends ma récompense ainsi que mon supplice. » En épargnant mon père, accordez â la fois » Sa vie à mes bienfaits et ma moft à vos lois. » Emus par ce discours , surpris, honteux de l'être , Tous cherchaient leuravisdans les yeux du grand-prêtre j Lui , pourvu qu'il immole un rival dangereux , Que font à sa grandeur les jours d'un malheureux ?

,6o LE PAKIA. *

Aussi s^est-il leye , Gdèle à sa. promesse j

D'un père au desespoir excusant la tendresse.

Du pardon de ses dieux il vient de le cj^uvrir.

Pour moi , je te i^ai dit , Alvar , je yais mêurir.

i^LYAR. *

Que deviendra Zarés sans appui sur la terre ?

- Qu#ls accens répondront à sa voix solitaire ?

Il n^aura plus de fils.

IDAMORE

Eh ! ne vivras-tu pas ?

ALVAR

Qui, moi!

IDAMORE

Ta liberté Éoit suivre mon trépas :

Eh bien , a ce vieillard mon amitié Fengage ; Des soins ^ue je lui dois accepte'Vhéritage.

ALVAR

Oui , je le remplirai ce vœu de l'amitié ,

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